Terres de Nauze

Siorac, à nouveau, a honoré les produits du terroir.

 

 

SIORAC-en-PÉRIGORD

 

Chaque année, le foirail de Siorac renoue avec les animations qui, au siècle dernier, s'ouvraient aux échanges des produits du terroir. Sans atteindre le gigantisme des grandes foires, dont la résonance se perçoit bien au-delà du Périgord, celles de Siorac impactaient la vie locale avec, peut-être, une note particulière pour celle de la Saint Martin [11 novembre] qui se prêtait bien aux achats de plants et de scions.

Au XIXème et même au début du XXème siècle, les maquignons et paysans se rencontraient volontiers au foirail sioracois et les aubergistes du village se réjouissaient de ces occasions où les bourses se déliaient. Là, le cruel sort dramatique et impitoyable des malheureux animaux, était le cadet des soucis des convives des tablées.

 

Signe des temps, les foires rurales, pour beaucoup, ont disparu et celles de Siorac n'ont pas résisté à l'attirance de la clientèle pour d'autres lieux d'échange. Le troisième dimanche d'août a néanmoins été choisi pour redonner vie à ce foirail, avec la foire aux vins qui s'est ouverte aux produits du terroir.

 

Il fait rarement frais pour cette manifestation aoûtienne et les ombrages du foirail permettent, pour honorer Bacchus, de s'abriter de l'ardeur prononcée d'Hélios.

 

Cette année, le succès, une fois encore, était au rendez-vous estival de ce dimanche bien estival.

 

 

Bernard Malhache nous en livre quelques belles images.

 

 

Pierre Fabre

 

 

BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC

 

Un bon vin se déguste après l'avoir observé : ce regard, les œnologues l'appellent un premier nez et, lui, il ne ment pas.

 

 

Le fait de remuer d'emblée son verre de vin ne vous permet pas de sentir ce que l'on appelle le 1er nez. Avant même l'aération. Car le 1er nez est souvent bien différent du nez après aération. Le contact du vin avec l'oxygène lui permet de dégager des arômes plus complexes, francs et leur évolution reste importante. Petit à petit, le nez évolue vers des arômes plus complexes, ou juste différents. Ce nez bouge, virevolte ou pas...selon le vin et la phase qu'il traverse. Or, le premier nez reste souvent plus figé, comme strict. Révélateur donc de l'état de forme du vin. 

http://www.sommelier-vins.com/article-pourquoi-ne-pas-remuer-trop-vite-son-verre-112817642.html

 

BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC

 
Et oui, le fromage n'est que meilleur accompagné d'un bon vin !
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
 
Sans ail, on aurait du mal à concevoir un bon tourin et bien d'autres préparations gastronomiques.
 
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
Si l'œnologie n'existait pas, il faudrait l'inventer !
 
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
Blanc liquoreux, blanc sec, rosé moelleux sec ou sucré,  ou rouge, le vin est et demeure un incontournable hôte de marque de la gastronomie.
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
 
Yannick, citoyen sioracois multi-fonctions, s'affaire pour la restauration rapide.
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
Il faut bien observer le vin avant de le jauger.
 
BELVES     LA FOIRE AUX VINS DE SIORAC
 
Il n'est point besoin de filer à Angers, à La Taverne du roi René, pour apprécier un bon vin d'Anjou. Il vient jusqu'à Siorac. Un petit regret, il n'est pas venu dans une gabarre. Ces bateaux, jadis, passaient pour un moyen de bonification des breuvages ! Plus exactement, c'était plutôt le mouvement du trajet maritime entre Royan et Nantes qui jouait ce rôle lors des évolutions des ports de la Dordogne vers les caves et les tables de Versailles.
 
Reportage photographique © Bernard Malhache
 
Commentaires Pierre Fabre 


21/08/2018
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