Terres de Nauze

L'aube de la zone artisano-commerciale de Gasparou le Moulin-Rouge

  

MONPLAISANT

 

 

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Photo de la tribune : de gauche à droite, Nohémie et Dominique Lovato, porteur de projet, J-Bernard Lalue, maire, Christian Six, maire de St Cyprien, vice-président de la communauté de communes et Rémy Lopes, un des premiers adhérents à la zone 

 

 

Ce mardi 16 juillet, Jean-Bernard Lalue, maire, avait invité les prestataires susceptibles d'être intéressés par la zone artisano-commerciale de Gasparou-Le Moulin Rouge et les élus de proximité du voisinage, à venir échanger sur le projet.

Sans prendre de risque, on peut dire que pour J-Bernard Lalue, le maire de Monplaisant, qui a sorti sa commune de l'immobilisme, le premier gros chantier fut, pour sa première mandature, l'objectif de donner à Monplaisant, une mairie fonctionnelle et pratique, pour sa seconde, d'ouvrir la piste d'une reviviscence artisanale et commerciale en exploitant une opportunité au Moulin Rouge. Pour sa troisième, car nul ne doute de sa réélection, il aspire à voir ce site en position d'affirmation monplaisanaise dans ce sillon "nauzérois". 

La zone, déjà bien avancée,  s'écarte du concept de départ où le maire rêvait de voir un hyper-marché s'implanter au bord de la R.D 710, sur cette sortie nord de Fongauffier. Les élus communautaires, probablement pour ne pas fragiliser le pôle de Siorac, ont mis un frein à ce dessein. À ce jour, plusieurs prestataires de service ont, d'ores et déjà, pris rang  pour les premiers pas. On trouvera d'ici l'an prochain, le contrôle auto, un garage associatif, un artisan maçonnerie-couvreur, le bureau d'études T.S.A, et, naturellement, le porteur de projet Dominique Lovato qui, pour sa part, impulsera un micro-pôle agro-alimentaire.

Le coût d'accès à cet espace se situera mensuellement entre 3,50 € et 8 € maximum.

La réunion qui, sans être houleuse, fut une succession de remarques et de questions, mit en relief une adhésion mesurée au projet. Les Belvésois -et c'est naturel- souhaiteraient  ne point déshabiller leur cité par cet implant. Cette zone déportera, inévitablement, une activité en périphérie. Le glissement de l'activité commerciale et artisanale vers l'extérieur des quartiers historiques, depuis la nuit des temps, s'est toujours fait avec des appréhensions de voir disparaitre ces points d'échange à l'extérieur. C'est un incontournable phénomène sociétal de commodité qu'il faut bien admettre.

 

Les inquiétudes du pôle belvésois.

Belvès qui régnait en maître sur son ancien canton, ne voit pas d'un très bon oeil, l'activité évoluer vers la périphérie. Pour que Belvès demeure un centre d'intérêt, il faut absolument éviter que, par commodité, on aille faire toutes les courses ailleurs, en oubliant la vie de la cité. L'activité florissante de Siorac a déjà bien modifié la chalandise ; maintenant, elle se tourne aussi vers Le Bugue ou St Cyprien. Belvès ne souhaite pas devenir un musée et entend le faire savoir. Un autre péril incontournable fait aussi bien des ravages... c'est l'internet.

 

Ne parlons plus village, parlons territoire.

 

Dans ses propos, Christian Six, il semble plus que bien parti pour rafler la présidence de la communauté de communes, à plusieurs reprises, a dit "il ne faut plus parler commune mais territoire". Il égrena les sites qui se complètent. Le problème c'est que tous misent sur leur propre comptoir. 

 

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Dominique Lovato présente l'image virtuelle de l'implant.

 

 

Les réserves et critiques.

Sans entrer dans un climat passionnel, on cernait plusieurs réticences qui concernaient l'environnement et l'esthétique. D'aucuns, s'appuyant sur des images de proches chantiers fonctionnels peu esthétiques, voudraient que la vallée soit une impeccable carte de visite belvésoise. Aucune remarque ne remonta pour s'émouvoir du recul infligé aux surfaces agricoles utiles qui, victimes de l'urbanisation, des voies de communications et de diverses mutilations de loisirs, ne cessent de réduire les nobles  et indispensables espaces de culture.

 

Texte et photos Pierre Fabre

 

 

 

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Le public

 

 

 

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Émilie Champagnac, chargée d'affaires à T.S.A, partie prenante de cette zone artisano-commerciale

 

 

 

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Raymond Ribette, prestataire de services de Vaurez, a tout de suite compris qu'il y avait un atout à exploiter dans ce sillon de la Nauze qu'il connaît parfaitement tant au niveau commercial qu'au niveau humain. 



17/07/2019
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