Terres de Nauze

Kléber Ferret, un parcours d'exception.

MONPLAISANT 

 

 

L’ANACR du Val de Nauze

salue le parcours de Kléber Ferret.

 

Le correspondant local de l'Écho Dordogne,

après plus de 50 ans de collaboration,

quitte l’oppidum belvésois. 

 

 

 

Jetons un regard sur le riche parcours de Kléber Ferret.

 

Kléber naquit en 1932 à Carvès. Sa maison natale se situe plus exactement dans l'écart du lieudit du Mas.

Brillant élève de l'école rurale carvésoise, il partit ensuite au Collège-Lycée de Belvès qui, pour les anciens, avait, localement, du mal à se débarrasser de son ancienne appellation d'école primaire supérieure. Là, il passe avec succès le concours d'admission à l'École normale de Périgueux.

 

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C'est Muriel Delmas qui a remercié Kléber pour sa riche vie citoyenne dont une bonne part est revenue à l'ANACR.

 

 

Après cette noble formation de pédagogue, il intègre, pour une courte période, le corps enseignant aux Eyzies. Kléber a eu la malchance d'effectuer son service militaire pendant la douloureuse période où l'incurie de notre gouvernance n'a ni su, ni voulu admettre la légitime aspiration des peuples à assumer leur souveraineté pleine et entière. Sa pérégrination militaire l'amena à Affreville. Cette localité arrosée par le Chélif, le plus long cours d'eau algérien, est devenue Khemis-Miliana et, ainsi, a retrouvé dans la deuxième partie de son toponyme, un pan de son histoire romaine.

Son passage sous les drapeaux, lors de cette regrettable période, a profondément marqué Kléber, personnage on ne peut plus pacifiste. Il peinait de voir ce malheureux déchirement dans le sang que l'humanisme et le bon sens auraient pu éviter. Ce traumatisme générationnel a fait que Kléber, dès sa libération des obligations militaires, fut le fondateur local de la FNACA.

Après ses servitudes militaires, Kléber reprend l'itinéraire du pédagogue rural. Il devient l'instituteur de Ste Foy-de-Belvès. Après son séjour saint-foyen, il termine son parcours d'instituteur à Belvès. Cet ancien de la ruralité profonde prend ensuite, pour quelques années, le rôle de formateur post-scolaire agricole. Il va terminer son riche cursus de pédagogue au collège de Belvès.

 

 

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Alain Eymet a connu Kléber alors qu'il était son élève. Alain a dû apprécier les qualités pédagogiques qui tranchaient avec celles de collègues qui conduisaient leur cours avec des méthodes beaucoup plus rudes et spartiates qui, aujourd'hui, font débat.

 

Kléber,  sa vie durant,  fut un militant. Adhérent de toujours à la mouvance communiste, il portera par deux fois les couleurs de sa sensibilité lors des élections cantonales. En 1964, contre la muraille de béton armé qui soudait, alors, l'ensemble composite sans faille réunissant de la SFIO aux franges les plus solides du conservatisme, Kléber obtint, dans ce canton profondément rural et conservateur, un score plus qu'honorable.

 

Par deux fois, il fut élu au conseil municipal où il était l'unique élu porteur de l'idéal de la gauche de transformation sociale.

 

Kléber s'intéressait beaucoup à la nature et, à ce titre, il prit naturellement place dans le collectif de Terre en Vert.

Kléber, qui n'a jamais su manquer à une quelconque cérémonie du devoir de mémoire, s'est largement impliqué dans le travail de l'ANACR ; et, plusieurs fois, il fut amené à représenter son association lors des cérémonies protocolaires.

 

 

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Christian Léothier, maire de Belvès, qui apprécie les qualités citoyennes des Ferret, a tenu à remettre un cadeau pour reconnaître la vie empreinte de civisme de Kléber.

 

Pendant un demi-siècle, Kléber a été le correspondant officiel du journal l'Écho du Centre devenu, pour notre département, l'Écho Dordogne. À ce titre, il a couvert des centaines de cérémonies, manifestations et  réunions. Ses comptes rendus, dans le département, ont toujours été appréciés pour leur concision et leur qualité.

En quittant ce chapeau belvésois, où Kléber et son épouse adoraient se promener,  pour se retirer à Agen, Kléber laissera bien des souvenirs mais, au-delà, de solides amitiés qu'un demi-siècle de vie citoyenne a largement scellées.

 

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Le cadeau amené par Christian.

 

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Pendant plus d'un demi-siècle, Kléber fut la plume de l'Écho. Il ne se mit jamais à l'informatique et c'est toujours en usant de plis manuscrits "hors sac" qu'il envoyait ses papiers. La nouvelle génération n'a jamais connu ces acheminements hors-sac. C'est peut-être un peu pour cela qu'un magnifique stylographe lui a été remis en cadeau par des amis, par ailleurs, se situant dans le lectorat de l'Écho.

 

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Conformément aux usages, une plante a été offerte à Odette, l'épouse de Kléber. 

 

 

On pouvait remarquer, lors de cette petite fête presque intime, la présence de Jean-Bernard Lalue, maire de Monplaisant, celle du maire de Belvès et celle de Joël Eymet, premier maire-adjoint de Sagelat.  

 

Photos Pierre Fabre.



25/10/2017
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