Terres de Nauze

Doissat a rendu hommage à Jean-Georges Martegoutte.

 

 

 

Dans la froidure humide du 27 décembre, Doissat, l'après-midi du 27 décembre, a rendu un vibrant hommage à Jean-Georges Martegoutte. Tour à tour, Christian Boissy et Jean-Paul Chaumel ont pris la parole lors de la cérémonie d'adieu. 

 

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Allocution de Christian Boissy, maire de Doissat. 

 

C'est à moi que revient la lourde tâche de rendre un dernier hommage à Georges, notre ami et ancien conseiller municipal.

 

Georges a passé toute sa vie à Doissat, c'est là qu'il est né le 8 avril 1935 à la Jasse et c'est là, dans le cimetière communal qu'il reposera pour l'éternité.

Il n'a dû s'éloigner de Doissat que pour accomplir son Service militaire. Jean-Paul va vous en parler un peu plus longuement après moi.

 

Georges a consacré sa vie à l'agriculture, il a repris la ferme de ses parents, là où il a passé ses jeunes années.

 

C'est en 1959 qu'il épousa Huguette Garrigou qui lui donnera la joie d'avoir 2 filles ; Brigitte et Yvette, 2 petits-enfants et 1 arrière petit-fils. Le bonheur de se retrouver en famille.

 

Tout au début, il s'est consacré à l'élevage laitier avec un troupeau qui lui permettait de faire tourner sa ferme dans de bonnes conditions.

Par la suite, le lait devint contraignant, il décide de réorienter sa production vers le bovin à viande.
Il se lança dans la sélection des mères pour obtenir les plus belles bêtes à viande et il se fait remarquer pour son savoir-faire. Il en était très fier.

 

Parallèlement, il aimait tellement ses bois et ses arbres fruitiers, qu'il adorait y passer des heures pour les entretenir, il s'y trouvait bien. Régulièrement, il allait voir ou en était tel ou telle pousse, s'il fallait nettoyer ou si elle était bonne à couper. Toute sa vie fut entre ses vaches, ses bois et ses arbres.

 

Toujours proche de la nature, il partageait ses loisirs entre la chasse et la cueillette des champignons.

Depuis une dizaine d'années, il s'était trouvé un autre loisir, devenu une passion, la trufficulture. Il faut pour cela beaucoup de patience.Il faut du temps et la récolte n'est pas, tous les ans, au rendez-vous, mais la joie de sa première truffe, c'est irremplaçable !!!

 

Il aimait la nature, mais n'était pas un solitaire, il s’intéressait à ce qui se passait autour de lui. C'est comme cela qu'il fut élu au conseil municipal de 1983 à 1989. Il se mit au service de sa commune de Doissat et il put y apporter son expérience au profit des autres.

 

Nous savons bien ton grand chagrin, Huguette, mais la présence de tes filles, Brigitte et Yvette, de tes petits enfants, Christophe et Clément et de ton arrière-petit-fils Mahé te sera d'un grand secours. La chaleur de la famille et des amis aide à supporter la séparation de celui que l'on ne peut pas oublier, celui avec qui l'on a partagé sa vie.

Vous les enfants, petits-enfants et arrière-petit-enfant, vous pleurez un père et un grand-père chéri. Vous pouvez être fiers de lui. Avec votre mère, il vous a permis d'être ce que vous êtes. Surmontez cette peine et gardez, tout comme nous le ferons, le souvenir d'un homme droit et attaché à ses racines, à sa terre.

A toi Huguette, à tes enfants et petits-enfants, à ton arrière-petit-fils, à toute ta famille, le conseil municipal, et moi même, au nom de tous ceux qui sont là, venus saluer une dernière fois notre ami, nous t'adressons nos sincères condoléances.

 

Adieu

 

 

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Jean-Georges Martegoutte.jpg
 

  

Prise de parole de Jean-Paul Chaumel, pour les servitudes militaires.

 

Nous, les anciens combattants, nous sommes là avec nos drapeaux pour témoigner et faire en sorte que l'on n'oublie pas  que plusieurs générations de Français, dans différents conflits, ont donné du temps au service de leur patrie, la France.

 

Georges a été de ceux-là, dans le conflit d’Afrique du Nord (AFN)

Il a été appelé, comme la génération de Français de cette période, à servir en Algérie.

 

Il a été incorporé le 9 mars 1956, au 126° Régiment d'Infanterie de Brive, régiment d'instruction pour fournir les Unités en AFN. Il y a suivi son instruction de base et de spécialité, Certificat et Brevet militaire de chauffeur.

 

Le 4 juillet 1956, il est affecté au 17° Bataillon de Chasseurs à Pied qui était stationné dans le Sud Constantinois à Khenchela sur les hauts plateaux, les Aurès, dans l'Est algérien, à une centaine de kilomètres de la frontière tunisienne et plus de 1100 mètres d'altitude, les nuits y sont très froides, il y a même très souvent de la neige. 

 

 

En juillet 1957, il sera réformé pour des séquelles de pleurésie au poumon droit. Dans un premier temps, réforme temporaire et confirmée en définitive, en janvier 1988, avec pension militaire au taux de 30 %.

 

Georges était titulaire :


- du Certificat de bonne conduite,

- de la Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en AFN,

- du Titre de Reconnaissance de la Nation,

- de la Carte du Combattant.

 

Nous respecterons, tout à l'heure, une minute de silence pour rendre un dernier hommage à celui qui a consacré 16 mois de sa vie au service de la Patrie et y a laissé un peu de sa santé.



30/12/2017
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