Terres de Nauze

Un résistant hors du commun

 

 

 

Résister nous vient du latin resistere ("se tenir en faisant face" d'où "tenir tête" et "opposer de la résistance à quelqu'un ou quelque chose", signifiant d'abord "s'arrêter, ne pas avancer davantage"), dérivé, avec le préfixe augmentatif re- de sistere ("se placer, s'arrêter" → voir se et stare).

Dans la vie courante, au premier chef, la Résistance -la première lettre prend une majuscule- situe l'épopée des partisans qui ont sauvé l'honneur du pays souillé par la botte nazie et par la passivité complice de félons haineux et fourbes.

Comme le disait mon ami, notre ami, le regretté Yves Bancon, on a trop tendance, pour parler de la Résistance, à se limiter à rendre l'hommage justement mérité à ceux qui ont perdu leur vie dans cette période tragique. La Résistance fut aussi de positives actions éclatantes qui ont débouché sur des villes libérées, Limoges en est le plus bel exemple, sur l'action facilitée aux libérateurs et, aussi, -et ce n'est pas rien- la reconquête de l'honneur.

La Résistance n'est pas exclusivement une action qui s'accomplit par les armes. Les scolaires ont brillamment disserté sur la Résistance, par d'autres vecteurs dont la plume et la poésie. Anna Marly, Joseph Kessel et Maurice Druon, dans une paisible petite auberge de Couldson dans le Surrey, ont immortalisé la Résistance, le 23 mai 1943, avec un hymne qui deviendra Le Chant des partisans.

 

Résister, c'est faire face à l'impéritie des scientifiques qui implantent de multiples centrales nucléaires en affirmant que l'énergie nucléaire ne présente aucun danger… Cela a été démontré à Tchernobyl et plus récemment au Japon.




Illustration.

 Nicolas Hulot

Image Wikipédia

 

 

Résister, c'est s'opposer à ce que le pays ne devienne un immense aéroport en mutilant le patrimoine agricole. Résister, c'est refuser que la population soit accro à des ressources polluées. Résister, c'est aussi avoir un regard de censeur sur les archaïsmes cruels dont la chasse, la tauromachie. Résister, c'est, enfin, aller au secours de la planète que les puissants sacrifient chaque jour, davantage, et avoir une vue globale de l'écologie au service du seul intérêt général.

 

Quelle que soit l'image que l'on puisse avoir de Nicolas Hulot, on ne peut que dire… chapeau. Chapeau pour cet acte de résistance, chapeau pour ses regards multiples de la planète, de la banquise, aux périmètres volcaniques de l'autre bout du monde. Des océans malades aux déserts les plus arides, il fut, il est, un expert qu'il aurait été important d'écouter et de suivre.

 

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J'en terminerai, comme Martin Luther King, en faisant un rêve. Que Nicolas Hulot puisse redonner à notre pays, toute l'énergie possible pour être conducteur d'une renaissance écologique au service de tous !

  



29/08/2018
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