Terres de Nauze

Périgord rail + a fait découvrir le train aux écoliers de Belvès.

 

PAYS de BELVÈS

 

 

 

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Pour amener les écoliers des hauteurs du castrum belvésois au cœur de la cité préhistorique des Eyzies, existe-t-il un moyen plus adéquat que le train !

Tout le monde ne se rappelle peut-être pas de son premier voyage en train. Pour ma part, c'est certainement un des plus beaux souvenirs d'enfance, voire le plus beau,  ce fut en juillet 1952, pour aller très loin... à Couze. Pour les générations qui, jadis, découvraient cet environnement ferroviaire, quels souvenirs pour celles et ceux qui, naguère, scrutaient l'horizon où s'échappaient les panaches blancs des puissantes locomotives qui émettaient des sifflements stridents à l'approche des gares, des passages à niveau ou, aussi, en hommage naïf aux pastourelles aperçues par les binômes aux commandes de ces monstres d'acier. Ce monde-là, visuellement, est, hélas, révolu ; et, dans nos campagnes, si l'on voit, quand le mouvement social l'autorise, des engins mus par la thermodynamique qui, heureusement, a relégué le charbon aux figures du passé, on n'a plus le même spectacle devant nos yeux.

Yves Bosredon, bien avant de clore son parcours comme chef de gare de Bergerac, alors jeune élève exploitation à la gare de Villefranche-du-Périgord, au lendemain de la Libération, me contait qu'une jeune institutrice de la ruralité la plus profonde, s'inspirant peut-être de la méthode de Célestin Freinet, avait voulu conduire ses élèves à la gare, pour assister au passage du train. Pour beaucoup, c'était l'exploration et la découverte d'un domaine inconnu qu'ils n'avaient vu, ni au cinéma ni, encore moins, à la télévision.  Le train, constitué d'une puissante 141 R, de quelques voitures et d'un fourgon, se présenta dans cette petite gare, après avoir lancé quelques toniques sifflements. Les écoliers, pour une part, étaient fascinés par la puissance qui surgissait là, sur cette voie ferrée des bords de Lémance ; d'autres, plutôt effarés, n'osaient point se manifester et quelques-uns plus craintifs encore, quasiment effrayés, ont détalé pour aller se cacher comme si le monstre d'acier eut pu les dévorer !

 

Il n'y avait rien de tel, ce matin du 17 mai, quand le TER n° 65842 atteint Belvès à 8 h 41.

 

L'Association Périgord rail + souhaitait que les jeunes écoliers belvésois qui ont le privilège d'être tout près d'un site où l'on peut prendre le train, l'aient, au moins, emprunté avant d'avoir l'occasion de se fidéliser à ce moyen de transport, pour poursuivre leurs études ou aller vers une vie active, en ayant conscience que ce moyen de transport est sûr, moderne et adapté à des évolutions, en dehors des contraintes des sujétions automobiles.

Jean-François Martinet, président de Périgord rail + est venu, matinalement, de son bassin de l'Énéa, rejoindre ce creuset de la Nauze pour accompagner ces 51 jeunes écoliers. Le président Martinet fut escorté par Annick Goujon, une élue buissonnaise, Marie-Noëlle Faure, personne associée à de multiples chantiers de la vie caritative, et Gérard Vilatte, porte-drapeau belvésois de Périgord rail +, qui se satisfaisait pleinement de cette réussite.  

Les élèves se sont rendus aux Eyzies pour aller au Pôle de la Préhistoire et s'activer dans un atelier de fouilles et de sépultures.

Avouez que la riche thématique mérite d'être soulignée ; et, gageons que, lorsque la tourmente sociale se sera apaisée, d'autres initiatives de ce genre relayeront celle-là, en s'inspirant de cette journée.

 

À la question qui n'a jamais pris le train, il a été constaté qu'environ la moitié faisait, ce jour-là, une découverte. Avouez que cela aura au moins permis d'avancer dans ce domaine !

   

 

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 Le président Martinet.

 

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 On attend dans l'impatience.

 

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 Juliette Michel et Philippe Léglise s'entretiennent avec J-F Martinet.

 

 

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Corinne veille à ce que les élèves soient disciplinés. 

 

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Bernard Malhache et Christian Léothier, avant le départ.

 

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Les trois enseignants sont ravis. 

 

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Les écoliers, aussi.

 

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Pour certains, c'est un moment d'émotion.

 

 

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Les denières recommandations.

 

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 Le train arrive.

 

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 Les écoliers montent à bord.

 

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Annick, fière de sa filiation cheminote, ne voulait rater cette manifestation pour rien au monde. 

 

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Petit-fils d'humbles métayers et fils de très modestes paysans, j'ai toujours sacralisé le geste auguste du semeur immortalisé par la poésie hugolienne et par les peintres. Instinctivement,  je l'ai amalgamé et associé à l'image et à l'allégorie du fascinant signal de départ. Ce siècle a emporté de beaucoup de gares le solennel geste sécuritaire rituel du "signal de départ" donné par l'agent-circulation, jadis le chef de sécurité, qui lui-même relaya, dans le vocabulaire sécuritaire ferroviaire, les chefs de gare. La sécurité, elle-même, n'en est heureusement nullement affectée, bien au contraire. Elle s'appuie sur d'autres règles, mais le "panache" élégant, protocolaire et affirmé d'une permissivité impérative, acté avec le guidon de départ, conception de 1948, simulé en 2013 par notre ami André Brun, nous ramène à des images d'Épinal.

 

 

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Tout le monde aura sa place.

 

 

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Une journée à ne pas oublier.

 

 

Photos Pierre Fabre.



19/05/2018
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