Terres de Nauze

Nous n'irons plus au bois, les arbres sont coupés...

 

L’image contient peut-être : arbre, plante, herbe, plein air et nature

 

 

Le sacrilège du massacre de la micro-forêt de la digue de Fayrac, est consommé. Ces arbres, bien plus que séculaires, qui, pour certains, dépassaient allègrement 15 mètres de haut,  ont chu sur l'autel du sacrifice.

 

 

Nous n'irons plus au bois est une ronde enfantine que tout le monde connaît. Elle aurait été imaginée par la favorite de Louis XV, pour Noël de l'année 1753. Après avoir reçu du monarque l'hôtel d'Évreux, celle que l'on a plus tard désignée, avec une nuance pleine de sous-entendus, La Pompadour, serait à l'origine de cette ronde conçue pour les enfants du village voisin. Depuis, dans cet hôtel particulier, l'histoire -et pas seulement la petite histoire- a pris ses marques car ce lieu très prisé par les carriéristes ambitieux, qui ne pêchent pas excessivement dans la modestie, est devenu le palais de l'Élysée.

 

Cette comptine pour enfants constitua une superbe dérive d'un pamphlet contre les maisons de passe. La comptine pour enfants Nous n'irons plus au bois... a un sens qui n'est pas vraiment pour les enfants. Elle fut une figure allégorique revenant sur l'interdiction des maisons de prostitution, pendant une partie du règne de Louis XIV. Sous l'influence de Françoise d'Aubigné, [plus tard, elle épousera, fort discrètement, le roi Louis XIV, après son veuvage] pour faire face à une épidémie de maladies vénériennes, le roi signa l'ordonnance du 20 avril 1684. Celle-ci renforça les pouvoirs de la police et instaura le délit de prostitution. Les maisons de passe arboraient, alors, une branche de laurier au-dessus de la porte, ce qui explique le début de la chanson "Nous n'irons plus aux bois, les lauriers sont coupés".

 



22/09/2018
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