Terres de Nauze

Nos ancêtres les Gaulois...

PAYS de BELVÈS 

 

Marie-Thérèse Lavialle présente Christian Chevillot.

 

Christian Chevillot, samedi 7 avril, accueilli par Marie-Thérèse Lavialle, présidente des Musées de Belvès, a plongé son auditoire dans la Gaule  gallo-romaine qui fut celle de nos ancêtres.

Le conférencier, dans son exposé, a surtout voulu casser bien de fausses idées reçues.

Les Gaulois, avec les siècles, ont supplanté leurs ancêtres chasseurs-cueilleurs de la préhistoire, pour aller vers l'ère des cultivateurs. Ces derniers ont configuré le paysage tracé des ensembles géométriques dont il reste encore des traces.

Il présenta les Gaulois comme des gens, en bien des points, différents des Romains qui étaient leurs adversaires naturels mais pas seulement !  Nos racines celto-gauloises ont, selon l'orateur, plus de liens avec la Grèce antique qu'avec Rome. Il bouscula les poncifs d'Astérix et invita à retirer nos ancêtres d'une population chasseresse. La vie gauloise, selon Christian Chevillot, était beaucoup plus égalitaire entre les hommes et les femmes que chez les Romains. Les Gaulois étaient plus de fins ambassadeurs que des conducteurs de guerre. Quand ils prenaient l'avantage, ils le perdaient par les liesses festives qui suivaient. Les Gaulois n'étaient pas toujours des guerriers évoluant avec stratégie. Beaucoup d'entre eux alimentaient les rangs mercenaires.

La culture raffinée de nos ancêtres se dégageait des clichés "faciles" de Lavisse. Ils se rasaient, avaient des vêtements taillés préfigurant les vêtements modernes. Ils avaient des artisans, à la pointe de leur entreprise, notamment des forgerons et n'oublions pas non plus la genèse gauloise des chars, du gaulois transalpin carros. Ces véhicules hippomobiles  (« char(rette) à quatre roues »), d’où le latin carrus (« char »). Les Gaulois ont été les pionniers de la charronnerie.  Par ailleurs, ils ont introduit le concept de l'acier.

L'artisanat se taillait une grande place dans la Gaule. Beaucoup d'outils de cette ère antique n'ont guère évolué jusqu'à nos grands-parents.

C'est avec une pointe d'humour que l'orateur cita le payrol, terme gaulois, gardé, quasiment en l'état, par l'occitan. "Payrol" est une variante de l'occitan "pairol" qui signifie chaudron et désigne le chaudronnier. C'est aussi un toponyme représentant généralement des hauteurs arrondies semblables à un chaudron renversé.

Les travaux de Christian Chevillot mettent, essentiellement, en relief, Périgueux, pivot du Périgord, mais regardent, au premier chef, l'oppidum colomniérois d'Escorneboeuf, le Neuilly gallo-romain de Périgueux, où un observatoire scrute l'horizon à 30 Km à la ronde.

Christian Chevillot s'est longuement attardé sur le commerce antique, sur la place et le rôle du vin et, naturellement, sur le transport de ce breuvage dans les amphores.

Toujours récusant les idées reçues, il balaya le substantif de Vesuna qui ne pouvait être une terminologie gauloise car le v n'existait pas dans l'idiome celte. Il précisa que 90 % de nos rivières ont des noms gaulois. L'orateur laissa une grande place aux fouilles qui le passionnent et, manifestement, grâce à l'archéologie aérienne, n'ont pas fini de découvrir bien des secrets. 

 

 

 

Un cumulard. Pierre, d'une part, est le trésorier des Musées et, d'autre part, il est le technicien de la projection des images de la soirée. Combien de statères, monnaie antique, a-t-il engrangés, pour couvrir cette conférence... là est la question !

 

 

Au premier plan et au centre, on reconnaît notre amie Anne Bécheau, romancière et historienne.

 



09/04/2018
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