Terres de Nauze

Municipales. J - 37. Les bruissements citoyens

 

 

 

À 37 jours des élections municipales, les surprises de dernière minute  seront, s'il y en a, à compter sur les doigts d'une main.

 

Sud Ouest,  il y a une quinzaine de jours, donna une liste de maires qui, après les voltefaces et les abandons de promesses et d'engagements, formels ou informels, exprimés fermement ou en sous-entendus, en aparté ou en public, ont fait savoir qu'ils ne repartiront, ou repartiraient pas pour une nouvelle mandature. L'ancien canton de Belvès, à l'exception de Dominique-Guy Franc à Grives,  fait figure d'un figeage inamovible. On notera que pour l'ancien canton de Domme, c'est l'inverse avec six maires sur quatorze qui renoncent, ou renonceraient. Le Villefranchois connaîtra aussi bon nombre de pôles inamovibles. Notons qu'à Mazeyrolles, José Maury a clairement fait savoir qu'il ne sollicitera pas un nouveau sexennat et Michel Gauthier-Milhac, à Prats, abandonnera son écharpe tout en demeurant au conseil municipal.

 

Le président de communauté de communes, Vallée Dordogne et Forêt Bessède, Michel Rafalovic, maire du Coux, qui dans notre bassin de vie, a fait figure de rassembleur d'entités, il est le co-concepteur de sa commune nouvelle et lors de l'effacement de J-Pierre Riehl à Siorac, il susurra une commune transverse des deux rives de la Dordogne, clairement et fermement, prend le vert. Il dit que l'exécutif municipal de sa commune devrait revenir à de bonnes et solides mains. Il y a une quinzaine de jours, José Chasseriaud, à Berbiguières, après avoir laissé entendre qu'il ne comptait pas opter pour une reconduction, est ou serait revenu sur ce schéma.

 

Ce blog essayera de suivre, autant que faire se peut le plus objectivement possible, [mission impossible ou tout au moins difficile], les péripéties de ces élections municipales, plutôt atones. Elles seront suivies néanmoins de quelques retouches dont la plus importante sera, en aval des municipales, l'émergence d'une nouvelle présidence à la communauté de communes.  

 

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MARNAC

 

Une candidature qui fait débat

 

 

Robert Fiol

 

Dans la quasi-totalité des petites communes de notre ruralité, le résultat des élections municipales est acquis d'avance car le système de la liste unique prévaut. Dans ces cas de listes sans adversaire(s), les électeurs n'auront pas la  moindre possibilité de censurer, ni de départager. Ils ne pourront que valider,  un seul bulletin au second tour entraînant l'élection. Il leur restera néanmoins la possibilité de voter nul ou s'abstenir.

Robert Fiol, premier maire-adjoint de Marnac, mandatures 2014/2020, a fait part à ses concitoyens, de sa surprise et de son amertume au regard du reniement de Jean-Paul Mouliac, maire sortant, qui pendant plusieurs années, a annoncé qu'il allait terminer sa septième mandature mais écartait formellement l'idée de repartir pour une huitième période, cf Sud Ouest du 19 mars 2016.

Un vieil adage dit que les promesses et engagements n'escomptent que celles et ceux qui y croient et ce vieil aphorisme fait école à Marnac. La promesse du maire de renoncer, après 43 ans de maîtrise de l'appareil municipal, et d'ouvrir la voie à son premier adjoint, est donc devenue caduque. Le 26 mai 2019, non seulement il fit litière de belles envolées et, cerise sur le gâteau, il annonça qu'il s'opposait  à ce que celui qui fut premier maire-adjoint, pendant les deux mandatures de 2008 et 2014, prenne le relais qu'il annonça pendant plusieurs années.

Robert Fiol qui, à aucun moment, n'a manqué de loyauté au sein de l'équipe municipale, perçut ce revirement comme un humiliant affront désobligeant  et un manquement élémentaire à l'éthique.

Robert Fiol déposera, donc, individuellement, sa candidature et demandera, donc, par le bulletin de vote, aux Marnacoises et Marnacois de trancher cette volte-face.

Robert Fiol entend développer un programme constructif,  basé sur une gestion écologique et moins gaspilleuse des deniers publics avec, notamment, une proposition visant à obtenir qu'il n'y ait que deux maires-adjoints, ce qui, pour une commune modeste,  parait bien suffisant.

Robert Fiol rappelle une évidence. Dans les rarissimes communes hyper-rurales où les listes uniques seront concurrencées par des candidatures plurielles ou individuelles, la souveraineté populaire peut parfaitement se passer de l'a priori et apporter une note particulière d'inflexion dans un scrutin dont les décideurs sont exclusivement et uniquement les électeurs.



07/02/2020
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