Terres de Nauze

La toute petite histoire de nos lieux-dits

 

PAYS de BELVÈS

 

 

Les lieux-dits, les chemins, les rivières, les ruisseaux et les rus ont une histoire. Leur étymologie est parfois difficile à établir car, souvent, l'orthographie a évolué.

Samedi  16 novembre, à 17 heures, l'A.B.C, association belvésoise culturelle, donne rendez-vous à la petite salle de la mairie pour parler de ces microtoponymes. Ils  nous livrent parfois des surprises.

N'hésitez pas à envoyer vos questions à l'avance pour que l'on avance sur ce terrain plein de surprises. Michel Ribette, naturaliste d'exception, profitera de cette rencontre pour nous parler de ces lieux-dits qui peuvent  au premier abord, nous laisser croire, par exemple, que La Renardie est un hameau truffé de tanières de renards, les renardières. Il y en a certainement mais pas plus qu'ailleurs.

Nos creusets du "Nauzérois" ont ciselé nos collines avec Grives et Merle, d'où des jeux de mots plaisants. Là, il ne s'agit, ni pour l'un ni pour l'autre, de ces grives ou merles  qui sont associés dans cette vieille expression de sagesse qui nous dit que "Faute de grives, on mange des merles".

 

Pour l'animation "lieux-dits", pensez à adresser vos questions sur ces microtoponymes qui vous laissent dubitatifs, qui vous intéressent, vous passionnent ou qui vous interpellent.

 

terresdenauze@gmail.com

05 53 29 07 50 ou 06 52 88 10 74

 

 

 

 

MDLC

 

Ici, Veyrines et Cladech se partagent l'accès de l'entrée de la mine de Merle. Cette entrée interpelle par son acronyme et par son ancre de marine.

Photo Pierre Fabre

 

Merle, pour Veyrines, La Cavalerie pour Cladech, site minier qui a accueilli des mineurs de plusieurs pays, y compris d'Afrique du Nord, est un lieu chargé d'histoire.

 

Cheminée de Merle

 

La cheminée de Merle, depuis 70 ans, a cessé d'être opérationnelle. Personne, à l'époque, n'a dû penser qu'en l'éradiquant, c'est une pièce patrimoniale qui disparaissait.

M

 

Pendant des années, ces lettres M.D.L.C interpellaient les visiteurs. D'aucuns voyaient là, les initiales des 4 mineurs morts dans une galerie, le premier jour d'août 1900.

Réponse samedi 16 septembre

 

 

 

 

 

Le pigeonnier, s'il n'est pas la symbolique de puissance des riches paysans normands, dans nos terres occitanes, n'était pas une dépendance des plus humbles propriétés.

 

Le pigeonnier du Breuilh à Grives

Photo © Bruno Marty

 

 

Si l'on veut ouvrir le grand, très grand livre de l'histoire, il faut inévitablement passer par celui de la petite histoire, la toute petite histoire. Celle-ci, parfois, autorise l'admission de légendes.

 

Combien de personnes, ainsi, ont cru que Jules César passa chez nous lors de sa conquête de la Gaule, d'où le Camp de César, lieu-dit saint parducien où jamais César ne mit les pieds. On trouve, çà et là, des Maison-Rouge, Maison-Blanche, Maison-haute.

Dans le Monpaziérois, on trouve deux microtoponymes portant le nom de Waterloo. Belvès et Carves ont une maison Rouge, plusieurs lieux-dits du nom de la Croix, du Bos, certains avec un c final, et ne comptons pas les Tuilières.

 

On pourrait faire de la poésie avec nos lieux-dits, Combe de l'Agnel, Col de Crabe, Cantelauzel, Cantegrel, etc.

 

 

 

 

Panneau E

 

Combien de fois, avons-nous entendu cette toute petite histoire du meunier interpellant son épouse ou son valet pour écouter s'il pleuvait car le bief avait besoin d'eau. Cette légende, au demeurant sympathique, n'a rien à voir avec le microtoponyme.

Réponse samedi 16 novembre.

Le panneau en bas de la côte de Tire-Sec. Photo Pierre Fabre 

 

 

 

Attention aux faux-amis qui semblent faciles et bien nommés. Cantelauzel, pour peu que l'on ait un minimum d'approche de l'occitan, semble vouloir dire Chante l'oiseau. Pour Jean Rigouste, un expert en onomastique, là on est dans le faux-ami typique. Les oiseaux chantent un peu partout. Là, il s'agirait d'un microtoponyme empruntant le Kant germanique qui désigne la pente. C'est la même chose pour Cantegrel ; les grillons chantent un peu partout et pas spécialement à Carvès ou au Bugue.

Notre histoire, notre longue histoire, a connu bien des péripéties, des invasions, des déferlements de vandales. Nos  villages et nos lieux-dits ont mémorisé ces détails, souvent insolites ou tragiques, avec des Maurens, les Maures y sont probablement pour quelque chose, l'Anglade, avec ou sans apostrophe, peut faire penser aux Anglais, et Tourneguil, dont l'orthographie fut évolutive, viendrait selon certains, d'un ancien Tournehill, assemblage du verbe anglais to turn et de hill, soit la colline où l'on arrive.

Dans nos campagnes, on trouve, çà et là, des Pête-Tranquille. Ne souriez pas, ces lieux-dits ont un autre sens que celui qui peut venir à l'esprit.

 

Attention, l'onomastique, aussi intéressante qu'elle soit, est imparfaite. Parfois, elle casse des idées reçues mais on peut aussi douter.  La Strounière, écart de Siorac, pourrait être un lieu de manœuvres des extrémités de champs ; cela paraît difficile à admettre car il y avait de ces aires de manœuvres de laboureurs, un peu partout et pas spécialement à La Strounière, ou un lieu où il y avait un tourneur.

 

Nos ancêtres savaient aussi faire de l'humour et, parfois, se servaient de la dérision pour nommer un endroit, ainsi "La Plana", colline de l'arrière-pays niçois, désigne un escarpement où il n'y a rien de plat.

    

 

 

De bien jolies meunières, gardiennes de l'écluse du Moulin du Cros. Clarianne, la cheville-ouvrière de ce site, a proposé que la R.D. 710 prenne le nom de route des moulins. Les exécutifs municipaux, à l'exception de Belvès, ont tous acté ou délibéré en ce sens. On piétine donc sur des points de détail pour finaliser cette idée assembleuse.

 

L'écluse du canal d'amenée au Moulin du Cros

Photo © Bruno Marty

 

Château de Campagnac.jpg

 

Cette magnifique demeure castrale de Campagnac s'écarte pour quelques hectomètres des limites naturelles des Terres de Nauze. Nous sommes là dans les lieux d'où sourdent les plus hautes sources de la Couze. Vielvic, village tout proche, est le plateau de partage des eaux Couze-Nauze ; car, c'est à Vielvic que les premiers filets d'eau du Raunel ouvrent leur cheminement vers le lieudit de Raunel à 4 Km de là.

Samedi 16 novembre, nous parlerons de ce petit ruisseau dont l'hydronyme se prête, au moins, à deux interprétations.  

 

Ci-dessus Le château de Campagnac. Pour le voir sous son meilleur angle, empruntez la sécante qui part de la mairie de St Pardoux pour rejoindre Bouillac. 



04/11/2019
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