Terres de Nauze

Les surprises automnales de nos rivières, ruisseaux et rus

 

 

 

PÉRIGORD NOIR

 

Depuis 17h31, hier 22 décembre, jour du solstice, nous sommes en hiver. Attardons-nous un peu sur ces derniers jours de l'automne qui ont amené nos cours d'eau à se ressaisir d'un semestre qui, depuis la mi-juin, a mis à mal nos sources, nos rus, nos ruisseaux, nos rivières et notre fleuve.    

 

 

La passerelle de Maison rouge Céou.jpg

 

 

Le Céou a attendu ce début décembre pour réinvestir son lit en amont de Bouzic. Chaque année, ou presque, en amont de ce village, il tarit lors des périodes estivales sèches et ne renaît qu'après de généreuses et consistantes pluies automnales. L'image du 31 octobre 2017, à La passerelle de Maison-Rouge, aux limites de St Aubin-de-Nabirat et de Florimont-Gaumier, n'a rien d'exceptionnel. Le Céou renaît, tout de même, vers Bouzic, grâce à l'apport d'une puissante source

Photo Pierre Fabre

 

Cette année, Bruno Marty et son ami François Feray ont entrepris une folle équipée inédite, en stand up paddle sur la rivière fort tumultueuse.

https://terres-de-nauze.blog4ever.com/une-escapade-en-stand-up-paddle-sur-le-ceou

Quelques jours plus tard, Bruno, chasseur d'images, a voulu mémoriser cette reprise grondeuse du Céou. Cette crue n'avait heureusement rien de la crue séculaire du 4 octobre 1960 et fut, également, bien en-deçà de celle de 1996 ; mais, après un étiage fort préoccupant, elle fit voir que les rivières peuvent, à tout moment, passer du paisible et doux murmure au préoccupant tumulte. 

https://terres-de-nauze.blog4ever.com/la-1

 

 

 Le Branchat, humble ru de 2 Km de long, exclusivement sagelacois, a perdu sa pérennité depuis bien des décennies. Il est devenu l'un de ces intermittents de la nature qui ne peuvent réapparaître qu'après de longues périodes pluvieuses. Il y a certainement beaucoup plus d'un gros demi-siècle, qu'il est livré à l'abandon total de ses riverains. Cela a fait que son fossé est à la merci de la végétation, de l'érosion des sols et aussi des dégâts provoqués par la faune qui s'en prend à ses berges. L'obstruction de gros bouchons de feuilles et des bois qui choient dans son lit peuvent aussi détourner ce lit ancestral qui, en période d'écoulement très faible, s'interrompt pour donner naissance à des lieux marécageux que les braves paysans d'antan appelaient, avec une connotation légèrement péjorative, des "sagnes".

Attention, il faut bien convenir que nous avons besoin de ces zones humides.  Les marécages sont des stations d'épuration naturelles et, par ailleurs, des lieux abritant un éco-système à ne pas négliger. Il faut donc éviter de les  éradiquer sous le seul prétexte qu'ils sont des "lieux maudits". Il faut aussi veiller à ce que nos rus puissent glisser naturellement de leur source à leur confluence... difficile amalgame!

Notons que l'entretien des petits cours d'eau  est à la charge des riverains ; mais qui, aujourd'hui, s'en soucie ?

Pour revenir à la fragile renaissance du Branchat, il faut donc des périodes anormalement humides pour que celui-ci parte de sa source de la Métairie du Colombier pour atteindre la Nauze.

 

Cliquez sur les images

 

 

Le Branchat 01

 

La confluence du Branchat, à droite sur l'image, il chut d'une petite cascade, et le ru qui vient de l'église. 

Photo © Bruno Marty

 

 

À un hectomètre de sa jonction avec la Nauze, le Branchat reçoit un autre intermittent de la nature. Il s'agit d'une résurgence "oblique" de l'ancienne fontaine de l'église de Sagelat. Celle-ci a été superbe pendant des siècles. Elle s'est perdue depuis que l'adduction en eau potable dans le tissu rural, a fait que la maintenance de ces multiples points d'eau devint beaucoup moins… impérative.

Autour de l'église de Sagelat, jusqu'à la dernière guerre, il y avait non seulement la fontaine permanente ; dans la prairie, un bassin d'eau qui servait d'abreuvoir pour le cheptel de la ferme, dans l'idiome occitan local, ces bassins d'eau s'appellent, ou plutôt, étaient appelés des "serbes",  mais aussi un lavoir privatif. Celui-ci  était accessible au voisinage grâce à la permissivité altruiste du propriétaire ; à l'époque, le négoce des panneaux "propriété privée", "passage interdit" et autres prescriptions restrictives, était beaucoup moins florissant. 

 

Le conduit d'amenée de la fontaine s'est depuis longtemps obturé, l'abreuvoir a été comblé et l'obsolète lavoir a été démoli. Aujourd'hui, l'eau collinaire qui était, jadis, maîtrisée et "policée" par le mini-réseau ancestral, quand les sols saturés ne peuvent plus la retenir, sort, en "oblique", dans le fossé d'écoulement. Cette renaissance, ces jours derniers, s'est concrétisée et s'avère plus importante que le Branchat lui-même limité à un symbolique écoulement.

 

 

 

Le Branchat 02

 

Le Branchat, parallèle à la voie communale du pont du Cra.

Photo © Bruno Marty  

 

 

Le Branchat 03

 

  

La confluence avec la Nauze.

Photo © Bruno Marty

 

 

La micro-chèvrerie municipale belvésoise

 

Non, ne cherchez pas celle de M. Seguin. Laissons cette malheureuse chèvre, imaginée dans l'œuvre de Daudet, se battre dans le décor provençal et saluons celles de Belvès qui entretiennent l'escarpement où elles captivent l'intérêt  des promeneurs et des touristes. 

Nous sommes là, à Belvès, où les employés municipaux ont su, pour le plus grand plaisir des Belvésois et des flâneurs, installer une micro-chèvrerie à la sortie du trop plein de la fontaine de la cité. Notons que cette vaillante fontaine n'a pas du tout tari au cours de l'été. Son débit, inévitablement, s'est renforcé ces dernières semaines.

Photo Pierre Fabre

 

 

 

n° 1

 

Le ru qui s'écoule de la Brèche n'a pas de source franche. Il se forme à partir de la saturation des sols côté ouest du viaduc de Fongauffier.

 Photo Pierre Fabre

 

 

n° 2

 

Sous l'arche du viaduc.

Photo Pierre Fabre

 

 

n° 3

 

La R.D 710 franchie en souterrain il reste un petit dénivellement à passer pour atteindre  le champ en contre-bas.

Photo Pierre Fabre

 

 

n° 5

 

Le ru file vers son aboutissement.

Photo Pierre Fabre

 

 

n° 6

 

Il signe superbement le décor.

Photo Pierre Fabre

 

 

Jonction

 

Et voila la jonction avec le bief du Moulin du Cros.

Photo Pierre Fabre

 

 

Les photos prises à l'intérieur d'une propriété privée ont été soumise à l'accord de la propriétaire. Qu'elle en soit remerciée. 

 



23/12/2019
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