Terres de Nauze

Un regard sur Le Petit Pouget

 

Une petite promenade sur nos calmes et paisibles routes départementales nous amène à découvrir de superbes panoramas. En parcourant la campagne, ils donnent des points de vue qu'il vaut mieux découvrir à bicyclette qu'en voiture !

La RD 53, au Petit Pouget, renaît après avoir dû partager, sur 1 250 mètres, son assiette avec la RD 50. De là, elle va atteindre le village des Milandes.

 

À l'intersection de ces deux routes,  une petite construction interpelle. On pourrait la prendre pour un abri de bus mais sa construction est bien antérieure à l'époque où les écoliers empruntaient les transports scolaires. Si, intrigués par cet abri, vous vous arrêtez pour l'observer, vous vous rendrez compte qu'il s'agit de la guérite d'un point bascule. Notons que ces instruments publics, balayés par la modernité, ont pratiquement tous disparu de notre environnement. 

 

 

 

La fiabilité de cette bascule permettait de peser jusqu'à 6 000 Kg. 

 

 

 

Le Petit Pouget, altitude de 226 à 262 mètres, est un lieudit de Veyrines-de-Domme. Sur cette colline, se partagent les eaux du Neufond, il sourd, bien timidement, dans l'escarpement de Neufons, là où Veyrines et Carvès se rejoignent, et celles de l'Antinol, modeste ruisseau qui des Gouges, s'écoule vers la Dordogne qu'il va rejoindre à Envaux.

 

On trouve des Pouges, terminologie occitance signifiant petit puy ou petite colline,  un peu partout. À Carves, on trouve les Pouges, les Pouges Hautes, les Pouges Basses. Le Pouget  bâti sur la même étymologie désigne probablement le relief  qui viendrait, vraisemblablement, d'une dérive. Quand une personne portait le patronyme de Pouge, sa descendance devenait, souvent, les Pougets.

 

 

Pour le toponyme de Petit Pouget, sans prendre de risque majeur, on peut retenir deux hypothèses : celle de l'habitant du lieu portant le patronyme de Pouget ou, plus vraisemblablement, celle de l'espace collinaire.

 

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Le Petit Pouget domine, d'une centaine de mètres de dénivelé,  le lieudit voisin des Gouges.



 

 

 

Que signifie Gouge ?



 - Outil de fer, fait en forme de demi-canal, avec un manche de bois, à l'usage des sculpteurs, des plombiers, des menuisiers, des charpentiers.
 - Tranchet courbe pour creuser les talons des souliers.
 - Outil pour couper l'excédent des tuiles molles dont on construit le four du glacier.
 - Terme de chirurgie. Ciseau à tranchant demi-circulaire employé pour l'ablation des exostoses.
 - Terme de serrurier. On met deux gouges à tous les ressorts d'une serrure, pour les faire sortir autant qu'on le désire.


Une autre piste qui, peut-être, serait celle qui s'applique aux Gouges veyrinoises.

 

Terme vieilli qui, dans le Languedoc d'où il paraît provenir, signifie servante, et qui, en français, signifie femme ou fille, avec un sens très familier et quelquefois de dénigrement.
 
HISTORIQUE
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Béarnais, gouye ; gasc. et langued. gouje, goujo, servante ; gasc. des Landes, goujotte, petite fille ; béarn. gouyate, jeune fille. D'après Huet, suivi par Diez, ce mot est le mot juif goje, servante chrétienne, de l'hébreu goj, peuple, goïm, les gentils. Le midi de la France ayant été beaucoup habité par les Juifs, il serait possible qu'un mot usité par eux, pour désigner les servantes chrétiennes, eût passé dans la langue vulgaire ; mais, cette étymologie est contestée (voy. GOUJAT qui tient à gouge).
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 2. GOUGE. - HIST. Ajoutez : XIVe s.
> gouge
 
HISTORIQUE
XVe s.
XVIe s.
ÉTYMOLOGIE
Espagn. gubia ; portug. goiva ; ital. gorbia, bâton ferré ; gloses d'Isidore, guvia, gubia, gulvia, gulbia. Mot, du reste inconnu, qu'on a rattaché au basque gubia signifiant, dans cette langue, un arc. Les mots de l'ancien français goi, goe, goye, sorte de serpe, avec le diminutif gouet, paraissent venir aussi de guvia et être le même mot que gouge.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 1. GOUGE. - ÉTYM. Ajoutez : " Diez rattache gouge au basque gubia, arc, gubioa, gorge. Il me semble plutôt d'origine celtique : l'anc. gall. gilb est expliqué par foratorium vel rostrum, gilbin, par acumine, voy. ZEUSS-EBEL, Gramm. celt. p. 136139 ; golbin, rostrum, Revue celt. I, 365 ; gall. mod. gylf et gylfin, bec. Gilb est, je crois, issu d'une forme antérieure gulb. La voyelle originaire est conservée dans le vieil irland. gulpan, aculeum (ZEUSS-EBEL, p. 60), pour gulban, irland. moyen et mod. gulbba, génitif gulbhan, Gulbia, gulbium est la forme la plus ancienne du mot roman en question, dérivé d'un thème celtique gulba à l'aide du suffixe ia ou io, comme l'ital. bolgia, franc. bouge, du gaulois bulga. Avec le radical celtique, je compare le grec, ciseler, " BUGGE, Romania, juillet-octobre 1875, p. 358.
 


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25/02/2017
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