Terres de Nauze

Le limbe des reliefs "nauzérois" devrait connaître des élections sans compétitions

Pêle-mêle

 

 

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Naturellement vous reconnaissez nos édiles.

 

En haut à gauche sur le pêle-mêle Christian Léothier, Belvès, Didier Roques, Siorac, Georges Dejonghe, Salles.

Deuxième-ligne, [on n'est pas au rugby], Dominique Franc, Grives, Maryvonne Chaumel, Carvès, Christian Boissy, Doissat, Maryse Durand, Ste Foy, Serge Orhand, Larzac.

Dernière ligne, Olivier Merlhiot, Sagelat, J-Pierre Passerieux, St Germain, J-Bernard Lalue, Monplaisant, J-Pierre André, Cladech et Gérard Biou, St Pardoux & Vielvic.

 

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Dans une grosse centaine de jours, entre le jeudi 19 et le 22 mars, les conseils municipaux  élus le 15 mars, se réuniront pour procéder au "formatage" de l'exécutif municipal.

Les élections municipales, dans les 13 communes de notre bassin de vie, pour la première fois depuis la Libération, devraient n'être qu'une validation pure et simple ; puisque, sauf une énorme surprise, les électeurs n'auront d'autre choix que de valider des listes uniques ou, pour les plus rebelles d'entre eux, déposer un bulletin blanc ou nul ou s'abstenir.

Si dans ces communes rurales, on pouvait s'attendre à ce cas de figure, il demeurait, cependant, un petit doute pour les plus importantes ; Siorac et, naturellement, pour Belvès où le maire avait clairement affirmé, y compris publiquement, qu'il n'effectuerait qu'un seul mandat. On ne compte plus celles et ceux qui ont clamé, publiquement ou en privé, leur retrait ferme, définitif et sans appel et qui sont revenus, parfois de nombreuses fois, sur ce vœu très pieux. Dans le domaine de la vie publique, comme dans tant d'autres, les promesses et engagements ne concernent que celles et ceux qui y croient. D'aucuns imaginaient un sas d'attente où on supposait, à tort ou à raison, que certains rongeaient leur frein. Il faudra donc attendre 2026 pour imaginer d'autres scénarios.

Un maire d'une petite commune m'a dit qu'il repart pour un nouveau  et ultime mandat mais qu'après, il ne réitèrera pas ;  son électorat mesurera le moment venu. 

Dans les communes éparses, certains avaient cru percevoir d'éventuels signaux de lassitude... voire les prémices  de renoncement, bien vite corrigés. Sauf exception, il semblerait bien que s'il y a glissement volontaire d'écharpe tricolore au gland d'or, il ne devrait être que très limité. Nous serons, certainement, loin, très loin, du gros tiers  du renouvellement des maires  connu en 2014.

Gardons-nous de taxer tous nos élus d'infatués, suffisants aux dents longues, avides de prérogatives, même si bon nombre d'entre eux se laissent facilement emporter par la spirale du pouvoir et se prennent à penser qu'ils sont irremplaçables. Quand j'entendais, il y a quelques mois, les medias prédire que bien des maires ne solliciteraient pas le renouvellement de leur mandat, cela me faisait sourire car c'est une antienne répétée à chaque pré-échéance, elle le sera en 2026. En 2014, au niveau national, seulement une dizaine de communes se sont trouvées dans l'impasse, la plus importante, Gironde, 1 000 habitants, quelques semaines après, trouva de quoi constituer plusieurs listes et le train-train reprit son cours.

La vie municipale, certainement, doit être captivante. Doit-elle être un champ clos, domaine réservé et l'apanage exclusif d'une poignée, fut-elle éclairée et honnête ? Est-il souhaitable que tous les freins possibles et imaginables soient serrés au maximum pour écarter toute forme de reviviscence, c'est la question que l'on peut objectivement se poser. 

 

Qu’est-ce qu’une municipalité ?

L’expression “municipalité” est une expression ignorée de la loi, mais qui est fréquemment employée dans le langage courant.

La municipalité désigne, de manière courante, les organes d’une commune c’est-à-dire :

·         le conseil municipal : c’est l’ensemble des conseillers municipaux élus au suffrage universel direct lors des élections municipales. Le conseil municipal est l’instance délibérative, c’est-à-dire qu’elle est chargée par ses délibérations de régler les affaires de la commune ;

·         le maire et ses adjoints : ils constituent l’exécutif de la commune, chargé de mettre en œuvre les décisions prises par le conseil municipal. Le maire, élu par les conseillers municipaux lors de la première séance du nouveau conseil municipal, est seul chargé de l’administration. Mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté, une partie de ses fonctions à un ou plusieurs adjoints. Ces délégations, précises et limitées dans leur objet, peuvent être résiliées à tout moment.

Parfois, l’expression “municipalité” est employée dans un sens plus restreint, pour ne désigner que l’exécutif communal.

 

On peut disserter à l'envi sur la géométrie de la municipalité. Les élus d'opposition, lorsqu'il y en a, sont-ils de la municipalité ? Vaste débat. On peut estimer que la municipalité est l'organe de l'exécutif de la commune, au-delà c'est une question de nuance.

 

Dans quelques semaines, les maires sortants vont installer, ou réinstaller, les conseillers municipaux. Après ce rituel protocolaire, ces derniers vont s'effacer, lors de la première partie de la réunion des conseils municipaux, pour donner au doyen d'âge, le privilège de diligenter l'élection du maire.

 

Dans la tradition républicaine, quelques jours après l'élection des conseillers municipaux, entre le jeudi et le dimanche suivant, le maire sortant installe les élus et les réélus. Après ce rituel, il doit s'effacer devant le doyen d'âge, sauf s'il est, primo réélu et secundo s'il est lui-même le doyen de l'assemblée communale, pour la première partie de cette première réunion du conseil municipal. Le doyen d'âge peut, s'il le souhaite, prendre la parole pour une intervention liminaire laissant libre court à son verbe. Certains rendent hommage à leurs compatriotes, à leurs compagnons de liste et certains même ont une pensée pour leurs parents qui ont été les guides de leur vie citoyenne.

L'élection du maire doit se faire en séance publique à bulletins secrets. En principe, quand il n'y a aucun risque et que le résultat ne fait aucun doute, le candidat unique pour l'écharpe de maire s'abstient, voire vote blanc ou apporte un bulletin à un autre élu non candidat, ceci pour éviter la caricature, grotesque, narcissique et indélicate de voter pour lui-même. Ce tact parait logique, naturel et bienséant lorsqu'il n'y a qu'un candidat. Cette forme d'élégance, dans bien des cas, est largement oubliée, ce qui fait que l'on trouve de nombreux maires élus à l'unanimité.

Il en va de même pour l'élection des maires-adjoints.

Lorsque, pour une raison quelconque, crise de foie ou, plus qu'exceptionnellement, crise de foi, le maire sortant ne peut pas ou ne souhaite pas installer les élus, c'est le suivant dans l'ordre du bureau qui y pourvoit. Pour la doyenneté de l'assemblée communale, si pour une autre quelconque raison, le plus âgé des élus ne souhaite pas, ou ne peut pas, présider la première réunion du conseil municipal, c'est au suivant dans l'ordre de l'âge mais pas au maire sortant, sauf si ce critère lui revient. 

 



22/11/2019
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