Terres de Nauze

9/10. Le C.M. de Siorac sera consulté avant la fin de l'année pour nommer chemin Roland Andrieux, la voie communale de La Tute.

SIORAC-en-PÉRIGORD

 

 

Le pont de la Tute inspire une artiste.

 

 

Au cœur du chemin de la Tute, ce magnifique pont sur la Nauze signe le décor préservé des siècles antérieurs. Photo © Bruno Marty

 

 

  

 

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Cette belle demeure a pris place sur le socle de la maison natale de Roland Andrieux qui a brûlé, il y a plusieurs décennies. Seul, le mur de soutènement merveilleusement réhabilité donne la note de rappel du modeste logis qui était celui des Andrieux.  

 

D'ici la fin de cette année, Didier Roques, maire de Siorac, va réunir le conseil municipal pour la dernière session 2018.

 

Au cours de cette séance, le maire demandera au conseil s'il trouve recevable l'idée citoyenne de nommer la voie communale qui traverse la Tute Basse, "chemin Roland Andrieux".

 

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Roland Andrieux naquit à La Tute, le 10 août 1913. Il décéda en captivité, le 17 décembre 1941, au Stalag II E à Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Roland, pupille de la nation, [son père, Adrien, décéda des suites de ses blessures, très peu après l'Armistice de 1918], grâce à son brillant cursus scolaire, était piqueur-voie, aux Chemins de fer d'Orléans, affecté au district local.

Roland prit très tôt le chemin de la vie active. Il fut le guide généreux et sensible de ses neveux Paulette et Hubert Magimel, malheureusement orphelins, dès leur plus jeune âge.

 

Dans le vocabulaire ferroviaire d'antan, le piqueur, agent de maîtrise, était l'agent de surveillance des chantiers. Il était la charnière hiérarchique des équipes. Craints et appréciés,  les piqueurs étaient, en général, des agents qui passaient pour être de fortes personnalités, au sein des chantiers qu'ils guidaient, parce qu'ils en connaissaient les "tenants et les aboutissants" ; hommes de contact avec la réalité du terrain, ils "jaugeaient" les hommes, leurs qualités, leurs faiblesses, leurs défauts, et ils maîtrisaient à la perfection, l'avancée de leurs chantiers.

 

 

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Cliquez sur la carte  

 

La Tute. En occitan, cela veut dire " tanière, repaire "...  de l'ours, bien évidemment…

Si, dans les Pyrénées, on s'interroge vivement sur le retour de l'ours, en Périgord, il y a des lustres que ces superbes plantigrades ne sont plus que de lointains et légendaires clichés devenus des intrusions dans l'onomastique des lieux.

Personnages, ô combien sympathiques pour les petits enfants, les petits ours ont ému tant de bambins que leur souvenir dans l'imagerie populaire ne devait pas être aussi terrifiant. Combien d'enfants ont vibré en écoutant le conte Boucles d'or et les Trois Ours, ou Les Trois Ours. Cette historiette, œuvre de Robert Southey, poète romantique du Royaume Uni, a souvent été remaniée depuis sa publication dans The Doctor, en 1837. Son auteur aborde la question de la place de l'enfant dans la fratrie et celle de la quête d'identité.

 

 

 

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 La voie communale traversant La Tute. Montage cartographique Alain Borie. 

 

 

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La maison meunière de La Tute-basse. La Tute comptait deux moulins. Ils ne moulinent plus depuis fort longtemps. Les meuniers, comme les autres citoyens, ont dû abandonner leurs travaux, pour rejoindre le front lors de la Guerre de 14. Les biefs se sont asséchés au cours du siècle précédent.

 

Photos Pierre Fabre



09/10/2018
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