6/10. Partout, ce 11 novembre sera celui du centenaire de l'Armistice.
SAGELAT
Cette année, le 11 novembre coïncidera avec le centenaire de l'Armistice décrété, à 11 heures, dans la Clairière de Rethondes.
Cette tragédie mondiale, qui a enrichi les marchands de canons, a malheureusement plongé la plèbe dans une détresse sans nom. Il conviendra donc de poursuivre ce chemin de la mémoire pour ces millions de victimes, en nous efforçant de retenir les noms de ceux qui, dans notre voisinage immédiat, ont donné leurs jeunes vies pour un conflit qu'ils n'avaient nullement souhaité.
L'an dernier à Sagelat, à la demande d'une famille, la mémoire de Julien Martegoute, il perdit la vie à Villers-Marmery en Champagne, il y a un siècle, fut honorée en présence d'une nombreuse assistance.
Cette année, la cérémonie communale honorera, certes, les 22 malheureux de cette tragédie mais citera, pour mémoire, le nom de Louis Lasfargues. Il naquit, à St Germain, le 9 décembre 1878. Ce caporal du 99ème R.I. eut la cruelle malchance d’être tué, à Gomont, dans les Ardennes, le 31 octobre 1918. Le clairon salvateur sonna, hélas, certes, bien trop tard pour tous. Il mit un terme à cette tragédie, 12 jours plus tard.
C’est Joseph Genestal, un jeune maréchal des logis, de 26 ans, du 4ème Chasseurs d’Afrique, né le 6 mars 1888, à Pessarni, qui ouvrit la liste des enfants de Sagelat sacrifiés par la première déchirure mondiale.
Un siècle après, on trouve trace de plusieurs familles de la parentèle des morts de cette guerre dont trois en descendance directe.
Pour donner un maximum de relief à cette cérémonie, afin de permettre une meilleure symbiose avec celle de Monplaisant, qui, elle, aura lieu à 11 heures, il a été décidé de la placer à 15 heures.
Le caporal du contingent Jules-André Peugeot, normalien, commandant une escouade de la 6ème compagnie du 2ème bataillon du 44ème régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier, fut, le 2 août 1914, quelques heures avant l'ouverture officielle des hostilités, le premier mort de cette guerre. Il tenta, à Joncherey, aux portes de Belfort, de s'opposer à l'envahissement prussien. Il fut avec Albert Meyer, la première victime. Albert Otto Walter Mayer, né le à Magdebourg, est mort le à Joncherey dans le Territoire de Belfort. Âgé alors de 22 ans, il fut un officier allemand de la Deutsches Heer. Augustin Trébuchon, soldat de 1re classe, estafette de la 9ème compagnie du 415ème régiment de la 163ème division d'infanterie, berger à Saint-Privat-du-Fau en Lozère, fut, officiellement la dernière victime française. Son décès à Vrigne-Meuse, toujours officiellement, se positionne à quelques minutes de la sonnerie du clairon salvateur.
Ceux qui décident des guerres, mais prennent bien garde de rester à l'abri de leurs théâtres opérationnels et de leur boucherie, auraient été bien plus grands, s'ils avaient laissé s'ouvrir le cursus pédagogique de Jules-André Peugeot et s'ils n'avaient pas empêché Augustin Trébuchon de vaquer à ses paisibles occupations pastorales.
Unanimité autour de la table, lors du conseil municipal du 5 octobre, pour la cérémonie du centenaire du 11 novembre. Photo Pierre Fabre
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