Terres de Nauze

La cité de Belvès était plutôt apaisée à la fin du XVIIIème siècle..

 

 

 

La salle d'honneur de la mairie de Belvès était bien remplie pour écouter Noëlle-Choublier Grimbert, ce samedi 28 avril, disserter sur la fin du XVIIIème siècle

 

Belvès  était loin, bien loin, d'être une cité révolutionnaire et le séisme politique de la Révolution n'a guère affecté cette cité.

 

 

 

Noëlle Choubier-Grimbert. B.M.jpg

À  Belvès, on a toujours eu une considération particulière, empreinte de déférence vassale, pour les "mossurs", c'est-à-dire les "messieurs"... et cela tient encore !

  

Noëlle est revenue sur la vie plutôt paisible de Belvès lors de cette ère, plus paisible que dans d'autres cités qui ont accompagné la Révolution avec un zest de réactivité. Belvès, ville aux mains d'un bayle, vassal de l'archevêque, et de quatre consuls, semblait passivement s'accommoder de son sort.

 

Les prémices d'une démocratie n'ont pas agité cette cité élitiste qui devait accepter sa situation. La direction collégiale n'était, probablement, pas grandement différente du cercle des édiles voulu par la Révolution, à la différence près [certes de taille] que le noyau collégial n'avait pas à être validé par le suffrage universel.

Les gens en place avaient à gérer une cité où régnait un joli désordre et un manque total d'hygiène. Ils recherchaient à éviter les coupe-gorges qui, vraisemblablement, étaient plus préjudiciables aux gens en place qu'aux manants. Il fallait donner une architecture d'ensemble, plus ordonnée.

Le système métrique n'existait pas encore ; il fallait peser et mesurer avec des références variables selon les localités.

 

Noëlle, quasiment au début de son exposé, rappela que Belvès n'était pas un village, mais une ville avec ses autorités, son tribunal. Par une brève allusion au découpage territorial, Noëlle rappela que le périmètre de Belvès englobait les terres de St Pardoux [seulement St Pardoux, pas Vielvic], Monplaisant, Sagelat et St Amand ; soit, à peu de chose près, l'objectif minimum que les partisans d'une commune-nouvelle chapeautée par Belvès, auraient aimé voir renaître.

 

Il y avait à la fin du XVIIIème siècle, près de 400 métiers différents dans cette ville. Il est évident que la plupart d'entre eux ont totalement disparu,  comme les sabotiers,  les tanneurs, les bourreliers, les gardiens de prison ; d'autres comme les cochers, les charretiers ont dû se recycler avec les siècles.

 

 



01/05/2018
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