Terres de Nauze

Bon anniversaire Claude

 

Quand mon ami et voisin, Georges -dit-Claude- Lacaze, voit le jour à Monplaisant, le camp de Buchenwald était à son troisième jour d'évacuation. La veille, l'Armée rouge venait de libérer Bratislava et la Hongrie, totalement libérée, ouvrait une nouvelle page de son histoire. Ses voisins tchécoslovaques, ce 5 avril, amorçaient le principe du programme de  Košice, fondant une république où Tchèques et Slovaques devaient vivre harmonieusement, avec un programme de nationalisations, une réforme agraire et la planification de l’économie.  Là, aussi, l'histoire allait mettre en pièces les vœux pieux.  Loin, bien loin, de chez nous,  le gouvernement de Kuniaki Koiso, au Japon, décide de négocier la paix, mais ne parvient pas à imposer ses vues aux militaires, et démissionne. Cet échec, sans doute, servira du grossier et honteux prétexte aux épouvantables génocides d'Hiroshima et Nagasaki. On ne réécrit pas l'histoire avec des si !

 

 

 

Bon anniversaire

 

 

 

Ce 5 avril 1945, à Monplaisant, on était loin, bien loin de ces lointaines vicissitudes de l'histoire et on était à la joie de l'arrivée du premier né de la famille Lacaze. Cette joie, hélas, sera de très courte durée, car la maman de Claude ne survivra pas à cet heureux événement.

 

 

Depuis, Claude, il y a eu tout juste 60 ans, cette année, a effectué sa grande migration de Monplaisant vers la rive sagelacoise de la Nauze, pour arriver à la Banne-Basse. Là, il a bâti son foyer et il est devenu le voisin le plus agréable qu'il soit. Doyen du conseil municipal, où il siège sans interruption depuis 1983, ses concitoyens lui ont offert, en 1995, le résultat le plus flatteur de sa liste, lors des élections municipales.

Claude, personnage discret et attachant, apporte ses contributions à la vie locale et, toujours dans le désintéressement le plus complet, aide sans bruit, la vie caritative.

Comme tous les Lacaze de notre Val de Nauze, Claude partage avec ses amis, sa passion dominante. Ce grand-père comblé est un adepte inconditionnel du rugby. Il n'a pratiquement jamais joué ; car, au sortir de l'adolescence, un grave accident du travail l'a privé de cette latitude. Comme Émilien, son père, il a dû se limiter aux périmètres des terrains ; mais, pour rien au monde, il n'a et n'aurait raté les moments les plus intenses des Sangliers de Belvès.

 

Pour le lectorat de Terres de Nauze, j'adresse à mon voisin et ami Claude, tous mes vœux pour son anniversaire. 



05/04/2017
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