Terres de Nauze

Peu de temps après la LIbération, disparaissait le dernier charron fongauffiérain.

 

 

MONPLAISANT & SAGELAT

 

Le 2 mars dernier, en présence d'un petit groupe d'amis, nous avons conduit les cendres de Jean-Pierre Mourier dans la sépulture familiale des Laporte-Mourier.

 

Le défunt entretenait avec amour ses racines locales et il se plaisait de rappeler ses grands-parents maternels, les Laporte de Fongauffier.

 

  

 

 

Eugénie Delfaud-Laporte, Albéric Laporte, en haut,  devant lui, Françoise Mourier-Rohmer et Jean-Pierre Mourier. Photo adroitement restaurée par Jean-Pierre Mourier.

 

Le foyer des Laporte, localement, fut  celui du dernier lieu de charronnage. Albéric était non seulement charron mais il avait, aussi, une certaine aisance dans le travail du bois. Il se livrait à divers travaux de menuiserie et, même, sans être vraiment chaisier, s'adonnait à la création de chaises dont certaines étaient magnifiques.

Albéric avait quelques parcelles éparses, notamment son champ au bord de la Nauze et sur le coteau de Pets Chaunat où il cultivait sa vigne.

 

Après son décès, Eugénie, son épouse, a suivi les migrations de sa fille Odette, à Lyon, puis, de l'autre côté de la Méditerranée, à Constantine puis Alger. Eugénie a souhaité prendre son ultime repos dans la sépulture familiale sagelacoise. Elle tenait à ce que  son convoi funèbre soit, dans l'humble tradition locale d'alors, ouvert par la jardinière d'une famille amie. 

 

Revenons sur la terminologie de charron. Christian Chevillot, dans sa conférence du 7 avril, à Belvès, a certainement appris à beaucoup, dont à votre humble serviteur, que la terminologie celte de charron nous vient de la Gaule.

 

 

Le charron, ou maître charron était un artisan spécialiste du bois et du métal. Il concevait, fabriquait, entretenait ou adaptait, réparait les véhicules avant la motorisation, parmi lesquels les voitures communes de transport ou de charge et les engins agricoles et artisanaux : chariot à timon et quatre roues, charrette à brancards, char à bancs, corbillard, binard, tombereau, wagons, charrue simple ou à avant-train, brouette, civière à roues à seize rais, etc.

Loin d'être cantonnées à une clientèle rurale ou de professionnels des transports, ses productions sur mesure répondent au XIXe siècle, à une clientèle de cultivateursjardiniersmaçonslavandières, bagagistes, postiersmineurscarriersbouchersSource Wikipédia.

 

 

 

 

Roue de charrette usagée, avec son moyeu (contenant la boîte d'essieu) proéminent, demandant un nouveau cerclage.

 

Les charrons d'antan ont tous disparu. Une certaine renaissance, cependant, est à remarquer, grâce à la créativité d'artisans du terroir [dont Jean-Bernard Crouzil] qui, pour notre plus grand plaisir, renouent avec la gestuelle de ces ancêtres.



12/04/2018
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 222 autres membres