Terres de Nauze

Les sentinelles de la Nauze

 

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

 

Nous aimons tous, nos sources, nos fontaines et nos rivières. Ces dernières, colonnes vertébrales de nos vallées, perpétuent la vie de nos champs, de nos prairies, de nos jardins, de nos bosquets et même de nos taillis et guérets. Les images fortes de l'étiage de la Nauze ont ému les internautes dont notre amie Sylvie Braud qui se demande s'il y a quelque chose à faire.

Je n'ai, bien entendu, pas la prétention d'avoir une réponse toute faite, laissons cette piste privilégiée aux Yaka-Faucon, je voulais simplement, aujourd'hui, vous présenter les élus qui ont, dans la géométrie de leurs entités respectives, la Nauze en filigrane ou l'un de ses modestes affluents. Pour certains, leur commune est partagée entre plusieurs bassins.  

 

Qui est responsable de la vie de nos cours d'eau ?

 

Le bon sens voudrait que l'on se sente tous responsables de la vie de nos cours d'eau. Le législateur a voulu, tout de même, apporter une précision importante pour l'entretien de ceux-ci. 

 

Être propriétaire de parcelles riveraines d'un cours d'eau, n'est pas forcément toujours un avantage.

Les maires, en général, débonnaires et conciliants à l'endroit de leurs administrés, sont souvent interpellés, à tort ou à raison, sur la vie de leurs cours d'eau ; et, là aussi, c'est  un vaste débat sur les responsabilités qui échoient aux uns et aux autres.

Une rivière n'est en bonne santé que lorsque son écoulement n'est pas altéré par des obstacles qui contrarient son déversement. Les biefs, rmicro-rivières artificielles, aujourd'hui pour la plupart obsolètes, sont, depuis des lustres, policés et leur implantation ne doit pas nuire au ruissellement.

 

L'article L. 215-14, dans sa nouvelle rédaction, précise que le propriétaire riverain est tenu à un "entretien régulier du cours d'eau, notamment par enlèvement des dépôts, embâcles et débris, flottants ou non, par élagage ou recépage de la végétation des rives".

 

Rappelons que  la gendarmerie et les maires sont compétents pour constater les infractions et les pollutions.

 

Si les autorités doivent veiller à ce que nos cours d'eau ne soient pas irrégulièrement entravés ou détournés, force est d'admettre, qu'avec la meilleure volonté du monde, elles ne peuvent empêcher les étiages préoccupants et les tarissements provoqués par les étés particulièrement secs.

 

 

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Le partage des eaux.

 

C'est à Mazeyrolles que le partage est triangulaire, situation rare voire rarissime : au Sud, les eaux filent, par le truchement de la Ménaurie, vers la lémance puis le Lot tandis qu'à l'Ouest, du plateau de la Pradelle, se dessine, déjà, le Bassin du Dropt qui se terminera à Caudrot dans le Langonnais. Bien entendu, vers le Nord, la Nauze recherchera sa jonction avec la Dordogne. Les reliefs de Doissat distribuent leurs eaux, pour une toute petite partie, vers la Lémance et vers la Nauze, en suivant le ruisseau Trompette, le Gaugeard et la Beuze. Orliac alimente, côté Nord, la Beuze, affluent de la Nauze, et les plus hautes sources de la Lémance.

La Beuze ouvre un superbe Val qui s'inscrit dans le paysage saint-foyen.

Cladech déverse ses eaux dans le Neufond, affluent du Valech, et par le creuset de l'Antinol, atteignent la Dordogne au Bas d'Envaux. Castelnaud s'invite dans le Bassin de la Nauze en suivant la Fonbouno de la Chapelle à Grives. St Germain déverse ses ondes intermittentes dans le Neufond et le Valech et aussi dans le Colpruné. La partie Nord est attirée directement par la Dordogne.

Le Pays de Belvès réunit à Vaurez les eaux de la Grille, venant du Bos, et celles du Mamarel, le ruisseau St Amandin. L'appendice de Fongalop concourt à la genèse de la Couze.

Pour terminer, St Pardoux, dans la partie occidentale de sa section vielvicoise, lâche ses très intermittents écoulements vers plusieurs hautes sources de la Couze. C'est à Vielvic que s'ouvre le vallon fondateur du Raunel, l'affluent le plus conséquent de la R.G. de la Nauze.

 

Si nos Terres de Nauze sont aussi belles, c'est surtout grâce à leur réseau hydrographique qu'il convient de préserver, de respecter et, je l'espère, de l'aimer.

 

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Suivons la Nauze

de Cabirat au Chai de Siorac. 

 

Ces images ont été prises au printemps.

 

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La plus haute source à Cabirat. Il faut des conditions pluviales soutenues pour la voir sourdre. Photo © Bruno Marty. 

 

Source de la Nauze.jpg

 

Sous Cabirat, la plus haute source permanente. Photo © Pierre Fabre.

 

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C'est le premier départ pérenne. Photo © Bruno Marty.

 

09 - Les berges fleuries de la Nauze.JPG

 

Les berges fleuries. Photo © Bruno Marty.

 

10 - Confluent la Nauze - Le Mamarel.jpg

 

Sous Pesset, près de Vaurez, la confluence avec le Mamarel. Photo © Bruno Marty.

 

Parc de Fongauffier 02.jpg

 

Fongauffier, le déversoir de la fontaine. Photo © Bruno Marty.

 

Parc de Fongauffier - Cascade sur la Nauze 03.jpg

 

Fongauffier, la cascade. Photo © Bruno Marty.

 

La Nauze au pont des Abbesses à Fongauffier 02.jpg

 

Fongauffier, le pont des Abbesses. Photo © Bruno Marty.

 

28 - Confluent la Nauze - La Dordogne avant le pont de Siorac.JPG

 

La confluence avec la Dordogne, au Chai de Siorac. Photo © Bruno Marty.

 

Avec mes remerciements réitérés à Bruno Marty qui, lui aussi, est un ami de la nature et de la Nauze. 



11/10/2017
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