Terres de Nauze

Doissat soigne le cœur de son entité

 

 DOISSAT

 

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Peiro  était à l'heure.jpg
 

 

 

Nous sommes toujours, au moins officiellement, en République;  même si celle-ci a été bien malmenée par le plébiscite du 28 septembre… 1958. S'il est une convention imputable à ceux qui manifestement ne se réclamaient point de la République, les rois, c'est celle de l'exactitude qui, d'après Jacques Lafitte, était leur politesse.

 

Qui a dit : "L'exactitude est la politesse des rois" ?

 

"L'exactitude est la politesse des roisest selon le banquier Jacques Lafitte (1767-1844) une formule prononcée par Louis XVIII, frère cadet de Louis XVI. Après l'abdication de Napoléon Ier en 1814, on annonça à Louis XVIII qu'il était roi.

 

Passons sur la petite histoire, même si elle fait partie de nos repères,  et remarquons qu'à Doissat  ce vendredi  28 septembre toutes les personnalités présentes ont honoré l'exactitude.

Ce vendredi automnal fut choisi par les élus doissacois pour une journée de communication sur la rénovation du village. Doissat petit village sérieusement escarpé fut historiquement connu pour son personnage Geodeffroy de Vivans, ami personnel d'Henri IV. Le Béarnais, un peu par amitié pour lui, aurait fait escale chez nous dans sa marche vers Paris pour aller quérir sa couronne. Au nom de sa foi protestante Vivans terrorisa les populations rurales catholiques, s'autorisa des violences extrêmes sur les religieuses catholiques de Domme et fit tailler en brèche l'enceinte belvésoise d'où le nom de la Brèche. Il n'était hélas pas plus tendre que ses rivaux catholiques qui ont brillé par leur cruauté. Plus tard,  bien plus tard, pendant l'Occupation Doissat connut aussi des pages mouvementées mais préférons parler d'heures plus positives. Contons, plutôt, l'ascension du Pays de la Noix qui, dans les années 60, choisit Doissat pour en faire la capitale de la nuciculture, néologisme qui se rapporte à la culture de la noix, fruit à écale, c'est-à-dire qu'elle a une coquille comme les noisettes, les amandes ou les pistaches.

Doissat qui, lors du chevauchement du siècle précédent et de celui d'avant, rivalisait, pour le troisième rang en population de l'ancien canton de Belvès, avec Carvès, Grives et Sagelat, a fait les frais de l'exode rural. Aujourd'hui Doissat cherche à démontrer que la ruralité n'est plus un handicap mais, plutôt, un atout. C'est un peu tout cela que Doissat, par sa recherche de joliesse et d'attachement patrimonial, a voulu démontrer ce vendredi 28 septembre.

 

 

Les ciseaux ont rempli leur mission.jpg

 

 

Le ruban tricolore est coupé. Michel Rafalovic, président de la communauté de communes, Sébastien Lepetit, sous-préfet et Germinal Peiro, président du conseil départemental entourent les élus doissacois et Christian Boissy le maire de la commune.

 

 

Et les shadock pompaient.jpg

 

 

Et les Shadoks, personnages inoubliables de Jacques Rouxel et de Claude Piéplu, pompaient, pompaient...

Lors de son intervention le président du conseil départemental parla des chemins ruraux. NDLR. Ce magnifique legs ancestral, hélas, a été et est largement mutilé  uniquement pour favoriser des intérêts particuliers.

Notons que Doissat, dans son village, a merveilleusement mis en valeur un chemin rural pour l'intérêt général.

 

La voie piétonne.jpg

 

La conseillère départementale sur la belle voie piétonne

 

  

Perspective sur le parvis de l'égklise.jpg

 

 

Sous l'Ancien Régime les églises étaient les lieux centraux de la vie locale. Depuis les effets de la loi de décembre 1905 ces édifices appartiennent, pour la plupart, aux communes.

 

 

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Christian Boissy a demandé une minute de silence pour le président Chirac.

 

 

 

L'assistance.jpg

 

L'assistance partagea ce moment de recueillement. On reconnaissait parmi les invités Christian Six, maire de St Cyprien, Henri Bouchard, maire de Castels, Maryvonne Chaumel, maire de Carvès, J-Bernard Lalue, maire de Monplaisant, Dominique Franc, maire de Grives et Anita Praud, major de la Gendarmerie nationale.

 

Le maire est un papy comblé.jpg

Être maire, du plus modeste village à la plus démesurée mégapole, c'est toujours un immense honneur pour celle ou celui qui a le privilège de pouvoir ceindre l'écharpe tricolore au gland d'or. Bien au-dessus de cette fierté, aussi légitime qu'elle soit, celle d'avoir l'absolu ravissement d'être grand-père surpasse largement cette grande satisfaction.

 

 

Élise, présentement, fut la petite fée de cette journée. Qui sait plus tard [horizon 2032] elle reprendra, peut-être, l'écharpe de son papy.

 

 

Elle est loin, hélas, l'époque où le sous-préfet impérial, immortalisé par Daudet, arrêtait son carrosse au bord de la route poudreuse de la Combe-aux-Fées pour composer des vers.  Sébastien Lepetit, notre sous-préfet républicain, dans son intervention, rappela que le représentant de l'État devait faire attention à ce qu'il pouvait dire car la tradition républicaine veut qu'il prenne la parole en dernier.

On retiendra de son message que la volonté élyséenne, jusqu'à la fin de ce quinquennat, est de laisser libre cours aux petites entités.

En essayant de décrypter il parait permis de penser que les communes-nouvelles, sans être totalement abandonnées, ne seront pas du tout une priorité de concept territorial.

Le sous préfet aux champs.jpg

 

Photos Pierre Fabre 

 



29/09/2019
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