Découvrons la source du Bloy
MONPLAISANT
Que peut bien vouloir dire Bloy. Bloy est un nom de famille. Il représente une forme de l'ancien français bloi, blond, jaune. Ce sobriquet désigne une personne à la chevelure blonde.
L'hypothèse de transformation du patronyme en toponyme [et vice-versa] peut être une piste sur l'origine de la dénomination de ce lieu-dit. On trouve un peu partout, des noms de personnes qui sont devenus des noms de lieux mais, soyons prudents, ce n'est qu'une hypothèse bien fragile. Relativement proches de nous, dans les environs de Biron, on trouve deux Waterloo. Là, on suppose qu'il s'agit d'héritage(s) tristement négatif(s) de l'Homme du 18 Brumaire. Un ou deux des malheureux qui ont dû, probablement à leur corps défendant, suivre le tyran, ont dû revenir, là, dans leur pays natal.
Écartons l'hypothèse de Léon Bloy. Ce romancier et essayiste, naquit le 11 juillet 1846 à Périgueux et décéda le 3 novembre 1917 à Bourg-la-Reine. Léon Bloy, connu pour son roman Le Désespéré, largement inspiré de sa relation avec Anne-Marie Roulé, fut aussi un polémiste célèbre. On ne peut le rapprocher de la colline monplaisanaise dont le microtoponyme est bien antérieur à la naissance du libelliste.
Enfin, une autre hypothèse peut surgir à l'esprit. Bloy pourrait venir d'un dérapage lexicographique avec l'adjonction d'un l à boy, rien à voir avec le garçon en anglais, mais une forme phonétique, bien approximative, du bois, mais le bois, en occitan, c'est un bosc.
A priori, rien ne permet, donc, de situer la formation onomastique monplaisanaise de Bloy.
Géographiquement, la colline du Bloy domine Fongauffier et la Nauze. L'unique demeure qui s'identifie à ce microtoponyme est à 161 mètres d'altitude. Elle jouit d'un magnifique panorama découvrant les collines sagelacoises, carvésoises et saint-germinoises.
Bruno, chasseur d'images, s'est pris au jeu de chasseur de sources. Après avoir fouillé l'espace capdrotien, il s'est passionné pour les fontaines sioracoises, celle de St Joseph, puis celle de La Tute. Il s'est émerveillé du panorama du Bloy et a voulu immortaliser par l'image, le tout petit joyau naturel de la source collinaire qui, aujourd'hui, alimente l'abreuvoir de la pâture escarpée. Sa prochaine mise en relief de sources l'amènera, toujours à Monplaisant, dans la "sagne" [sanha, terminologie occitane qui désigne un lieu marécageux] de Fauvel et à La Pioulade.
P.F
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Le merisier de la source était en train de boucler sa floraison. Le bien sévère raidillon du Bloy qui réunit Fongauffier à cette belle terrasse d'observation, se boucle là, à quelques décamètres du pied de la source.
Photo © Bruno Marty
La source aussi discrète que bucolique, sourd de cet escarpement à 4 mètres du chemin rural. Attention, elle est en partie privative. Ce petit reportage photographique a été autorisé par notre ami Gérard Mazet, le propriétaire de la parcelle. Qu'il en soit remercié.
Photo © Bruno Marty
Ce jaillissement était la légitime fierté de l'ancien propriétaire Hubert Avezou. Il entretenait sa source avec amour. Il avait ainsi l'eau proche de son logis. Cette situation était enviée par les paysans de l'époque qui, parfois, devaient aller chercher l'eau loin de leur demeure.
Photo © Bruno Marty
La petite vasque de la source bien entourée d'une flore tant sylvestre qu'aquatique.
Photo © Bruno Marty
Le tout petit filet d'eau qui alimente l'abreuvoir de l'autre côté du chemin.
Photo © Bruno Marty
Une image intercollinaire avec, au premier plan, des tas de bois de chauffage.
Photo © Bruno Marty
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