Terres de Nauze

Au secours des ruisseaux adjacents à la Dordogne.

URVAL

 Cliquez sur les images.

 

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Une tribune de grande qualité. De gauche à droite, Justin Varreras, technicien du Géonat, Jean-François Nardot-Peyrille, directeur du bureau d'études de Géonat, Philippe Grézis, président du SMETAP et Christophe Audivert, directeur du SMETAP. Tous ont donné  à cet échange, une forte impression d'adhésion à la vie des petits cours d'eau qu'ils entendent soutenir et. valoriser.

 

 

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Ce mardi 15 novembre,  Roland Kupcic, maire, a accueilli dans la salle des fêtes, celles et ceux qui souhaitaient avoir des informations sur la situation de l'étude afférente aux affluents de la Dordogne sur le territoire du SMETAP (1).

Cette réunion de concertation n'a pas vraiment mobilisé par excès car on rencontrait, là, deux bonnes douzaines de citoyens de ce bassin de vie. On remarquait donc que les présences d'élus municipaux, ce soir-là, étaient plutôt discrètes.  Roland Kupcic était pratiquement le seul maire.

 Roland Kupcic

En prenant le risque d'oubli, saluons cependant la venue d'Hervé Carvès, maire délégué de Bezenac, celle du noyau consistant des Castellois avec Michel Marty, premier maire-adjoint  et de J-Luc Ayraud, également maire-adjoint.

 

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Hervé Carvès, Michel Marty, Isabelle Petitfils, franchement captivée, et Jean-Luc Ayraud.

 

 

Une représentation berbiguiéroise, avec  Michel Scanff, premier maire-adjoint complétait  la motivation affirmée d'une élue meyralaise, Isabelle Petitfils, maire-adjointe, particulièrement sensible à la thématique de l'environnement.

 

Rappelons que l'étude porte sur une dizaine d'affluents mineurs, le Moulant, le Ruisseau du Coux, le Boule, le Vert, le Brande relevant le Peyrat et le Bélingou.

Cette concertation concernait tout de même une vingtaine de communes adjacentes à la Dordogne. On aurait pu espérer plus de réactivité !

Pratiquement en préambule, Philippe Grézis, président du SMETAP, par ailleurs premier maire-adjoint de Beynac, répondant au questionnement sur la non-figuration de la Nauze dans le schéma, précisa que ce cours d'eau, pour l'heure, n'est pas intégré dans la zone du SMETAP, à l'exception de ses 2 500  derniers mètres précédant la confluence sioracoise.

C'est essentiellement Jean-François Nardot-Peyrille, directeur du bureau d'études de Géonat, qui présenta les points de faiblesse de ce réseau. Sa conférence fut captivante.

Jean-François Nardot-Peyrille aborda l'historicité des biefs dont il faut rechercher les traces aux Archives départementales. Il donna des précisions sur l'obsolescence de certains biefs tombés en déshérence. Les biefs, aujourd'hui, fort rarement, servent à une fonctionnalité active ; et, pour la majorité, ils sont des segments aquatiques patrimoniaux de loisir. Il insista sur la priorité aux cours d'eau naturels, qui s'impose par rapport aux biefs. Les ouvrages de répartition sont là, pour affirmer cette priorité.

Le conférencier mit l'accent sur l'entretien et la maintenance de ces petits cours d'eau. On retiendra qu'il préconisa des détournements limités et mineurs pour sauvegarder la faune aquatique menacée par des ouvrages de couverture. Certains sont très anciens, [couverture de la Cuze à Sarlat] et il paraît quasiment impensable de les remettre en cause. Il invita à donner à l'écoulement, le cheminement dans des méandres internes à leur lit, pour éviter un étalement  parfait, nuisible à la faune  et à la vie du cours d'eau.

Jean-François Nardot-Peyrille a abordé la problématique des berges qui, lorsqu'elles sont solidement gardées par des ripisylves (2), sont stabilisées et évitent le réchauffement de l'eau. Il a voulu attirer l'attention sur les abreuvoirs naturels qui doivent éviter le piétinement des bovins et aussi la pollution des déjections des animaux.

 

Quand le conférencier, au bout de deux heures, termina son exposé qu'il a voulu, volontairement, ouvrir, au fur et à mesure, aux questionnements divers, on ne pouvait que penser "vaste programme".

 

La question de Jean-Luc Ayraud "Peut-on espérer, en 2018, voir commencer l'échelonnement des travaux", sembla légèrement prématurée.

 

 

1. Le SMETAP. Syndicat mixte d'études et de travaux pour l'aménagement et la production de la "rivière" Dordogne. [Aïe, aïe, aïe.. ils ont déclassé notre fleuve].

 

2. Par définition, la ripisylve est la végétation bordant les milieux aquatiques. Elle peut former un liseré étroit ou un corridor très large. Ce mot vient de « ripa » qui veut dire rive et de « sylva » qui veut dire forêt. La ripisylve est indispensable au bon fonctionnement de la rivière.

 

 

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Beaucoup de chaises vides. Au centre gauche de l'image, on reconnaît mon ami Michel Scanff, élu berbiguièrois, entre le maire d'Urval et Bruno Marty.

 

 

Photos Pierre Fabre. 

 

 

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Demain : Retour sur la conférence de Bruno qui, par ailleurs, va boucler son exposition du Bugue.



17/11/2017
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