Terres de Nauze

Andrée Gorce était chef-couturière dans une grande maison parisienne.

 

SIORAC-en-PÉRIGORD

 

 

 

 

Discrète, chaleureuse et attachante fut Andrée Coillaud-Gorce. Elle décéda, le 12 mai, à l'EHPAD de Belvès.

 

Andrée naquit le 30 octobre 1918, au Perreux, dans l'est parisien. Les Perreuxiens, en 1918, n'étaient pas encore pleinement rassurés car la bataille faisait toujours rage. Le bruit du canon s'échappait, certes, de  plus en plus vers l'Est, mais les dégâts causés aux forts environnant Paris, par le Pariser Kanonen , appelé aussi Ferngeschütz, terrifiaient toujours la population.

 

Le Perreux, après la naissance d'Andrée, devint la paisible ville de banlieue des bords de la Marne. Là, elle reçut une excellente éducation féminine la conduisant vers la couture.

Andrée fit donc carrière dans cette activité au sein d'une maison parisienne dont on ne trouve plus de trace, aujourd'hui. Elle devint maîtresse-couturière dans ce monde très spécialisé qui, certainement,  avait d'autres techniques de travail que celles de notre monde contemporain.

C'est fort tardivement qu'elle noua une idylle avec André Gorce, un administratif du chemin de fer, qui, avant d'amorcer sa carrière, hésita à ne pas se tourner vers l'enseignement. André  venait du gros bourg limousin, du Val de Vienne, d'Aixe.

Andrée épousa André le 19 janvier 1967.

Vers 1970, les Gorce ont eu un coup de cœur pour le village de Siorac-en-Périgord et ils ont voulu y passer leur retraite. C'est dans le charmant lotissement de Pech-Bracou qu'ils ont élu domicile en ne se lassant jamais de son calme et de la qualité de vie dans ce bourg.

 

André décéda le 22 mai 2008. Andrée l'a, maintenant, rejoint dans la sépulture. Andrée souhaitait que sa cérémonie soit de la plus grande sobriété et ne soit pas annoncée dans la presse. Andrée n'avait aucune descendance directe. Il n'y avait, donc, pour sa sépulture, qu'un modeste carré du proche voisinage et la mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) Maryse Gérard. Isabelle Jolivet, la petite cousine d'André, lui a rendu l'hommage familial avant qu'elle ne soit confiée à la terre sioracoise que les Gorce ont choisie.



22/05/2017
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