Terres de Nauze

Alerte du monde apicole. Gare au moustique tigre

 

 

Ruche

 

Photo © Bernard Malhache 

 

Madame, Monsieur,

 

 

 

 

Moustique tigre

 

 

 

 A la suite d’un signalement d’un cas d’arbovirose confirmé ( chikungunya, dengue ou zika ) qui a séjourné à Saint-Cernin-de-L’Herm (Bourg), une enquête entomologique demandée par l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, va être opérée pour vérifier la présence du moustique tigre (Aedes albopictus).

 

 

 

 

Sur demande de l’Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, Altopictus a été mandaté pour réaliser cette enquête. En cas d’enquête positive, un traitement de démoustication pourrait être opéré pour éviter tout risque de contamination transmissible par le moustique tigre.

Nous recommandons expressément aux apiculteurs détenant des ruchers à proximité des zones de signaler leur présence et de se préparer en cas de traitement en consultant les recommandations visant à prévenir les risques apicoles en cas de démoustication localisée, ci-dessous, et à signaler tout événement anormal survenu dans les ruchers après ce traitement.

 

         Vous détenez des ruches dans la zone de 500 m autour du point focal de traitement de démoustication

        

Déplacez vos ruches hors de la zone pendant 3 jours.

Les ruches devront être déplacées à une distance de 6 km minimum pour éviter que les abeilles ne retournent à leur emplacement d’origine.

        Vous détenez des ruches à proximité de la zone de traitement mais à une distance supérieure à 500 m.

        

Il n’est pas nécessaire de déplacer vos ruches. Nous vous recommandons de visiter votre rucher le jour précédant le traitement et les jours suivant le traitement, afin de pouvoir signaler tout événement anormal survenu après le traitement.

 

SIGNES EVOCATEURS D’UNE INTOXICATION AIGUE

  • Présence d’un tapis d’abeilles mortes dans la ruche ou devant la ruche ;
  • Présence de ruches vides ;
  • Présence de colonies victimes de dépopulation brutale (disparition de butineuses et présence dans la ruche de la reine entourée d’un nombre réduit d’abeilles avec présence de couvain, de miel et de pollen) ;
  • Présence d’abeilles au comportement anormal : abeilles accrochées aux brins d’herbe 40cm devant l’entrée de la ruche, abeilles tremblantes, abeilles trainantes.

L'insecticide utilisé est autorisé par la réglementation et l'arrêté préfectoral du 30 avril 2019 : Aqua-K Othrine, à base de deltaméthrine, émulsion aqueuse –dose 1 g/ha.

Cordialement.

 

 

 

 

 

 

 

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Bernard Malhache (2) 

 

 

Le point de vue d’un apiculteur

 

par Bernard Malhache


Si la démoustication d’un secteur s’avère nécessaire, c’est une bonne chose de prévenir les apiculteurs, car l’usage des insecticides serait fatal aux colonies d’abeilles. S’agissant d’une opération diligentée par l’Agence régionale de santé, l’information sera communiquée et la vie des abeilles protégée si les instructions sont respectées. Mais nos abeilles sont surtout victimes d' un usage « sauvage » de ces produits insecticides. Citons par exemple la perte des deux tiers d’un très important rucher à Grives, après un traitement en fin d’hiver, de la mouche du brou des noix. Il aurait suffi d’annoncer le traitement, comme le demande la chambre d’agriculture, pour que les apiculteurs concernés protègent leurs ruches pendant 48 h.

 

Les abeilles de notre secteur ont plutôt bien passé l’hiver avec des colonies qui se sont mises au travail très tôt et sont devenues très fortes, ce qui s’est traduit par de nombreux essaimages aux mois d’avril et de mai, certaines ruches se divisant à deux reprises. Ce n’est qu’après cette période que l’on a vu les cadres de hausse se remplir de miel, surtout à la période du châtaignier, donc peu de miel de printemps, une belle récolte ensuite. Mais déjà apparaissent de nouveaux ennemis, les premiers frelons asiatiques sont présents devant les ruches depuis une semaine. Eux aussi ont passé un hiver doux. Pour ma part, j’ai même trouvé un nid primaire de frelons dans une ruche vide d’abeilles au milieu du rucher. Dès à présent, il faut piéger et signaler les nids que l’on découvre ; ils ne sont pas toujours au sommet des arbres, il peut y en avoir à hauteur d’homme, et parfois enterrés.

 



25/07/2020
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