Terres de Nauze

Adieu Cookaï

 

 

Cet article, presque intime, probablement, va encore déplaire à certains. Il est vivement à écarter pour celles et ceux qui pensent que nos compagnons à quatre pattes ne sont là que pour meubler, par de fugitifs passages, les moments de notre vie.  

 


Cookai.jpg 

 

Cookaï allait avoir 12 ans, cet automne. Elle fut, pendant  cette douzaine d'années, la cinquième personne de ce foyer bigourdan qui "illuminait" par son affection canine, la maison où elle vient de créer un grand vide. Chaque année, en juillet-août, ses maîtres tiennent à parcourir le monde, pour partager leur humanité avec les populations les plus démunies, en Inde, au Burkina Faso, au Népal, en Indonésie et cette année, à Madagascar. Fin juin, après l'avoir embrassée, avec toute leur affection, et lui avoir dit "à bientôt Cookaï", ils se sont échappés vers cette île lointaine. Ils présumaient que ce serait, pour elle, ses dernières vacances ; mais, ils n'osaient pas en être convaincus. Cookaï, comme chaque année, prit aussi ses vacances et vint dans cette vieille chaumière coustalétoise où elle se considérait chez elle.

Sa robustesse et son entrain lourdement  hypothéqués et les maux terribles qui l'agressaient, ont amené ses maîtres à prendre, depuis Madagascar, la douloureuse décision irréversible. Ses "petits maîtres", le cœur bien lourd, ont spontanément quitté Tarbes et Toulouse pour venir, avec une peine immense, assister leur Cookaï, prête à quitter ceux qu'elle adorait,  et partager sa douleur. Point n'est besoin de s'attarder sur ce pathétique moment, pour dire combien ce partage fut douloureux et émotionnel.

Carine sut trouver les mots justes pour accompagner Cookaï, dans ses derniers battements de cœur. Daniel et Enzo, après une pénible et caniculaire journée de travaux de terrassement, sont venus donner une ultime niche à Cookaï, sous les vieux chênes, où elle a rejoint Tioralak, Simba et Mufassa.

Jocelyne et Gilles, désespérés d'avoir confié ce moment douloureux à leurs enfants, Johann et Tahnee, les "petits maîtres de Cookaï", ont relevé qu'outre-Manche, les Britanniques, lors de leur séparation de leur basset hound, imaginent un départ empreint de poésie.

 

When Basset Hounds go to heaven, they aren't given wings. Their ears are simply "actived".

Quand les bassets vont au paradis, on ne leur donne pas des ailes. Leurs oreilles sont simplement "activées".

 

Merci pour la délicate retenue de celles et de ceux qui ne diront rien mais, néanmoins, pensent  que nos animaux de compagnie sont une partie de nous-mêmes.

 



25/07/2019
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