Terres de Nauze

Les reconnaissez-vous ? Volet n° 7

  PAYS de BELVÈS 

 

 

C.C d'Antan

 

Ces dames ont marqué la vie locale belvésoise.  Elles ne sont plus de ce monde. L'une d'elles nous a quittés, il y a 30 ans.

 

 

Nombre de grands-mères d'aujourd'hui ont connu ces dames quand elles étaient encore adolescentes et additionnaient sur leur "disque dur", le théorème de la géométrie euclidienne de Pythagore, qu'elles se plaisent à énoncer à la perfection plus de 60 ans après, ou s'appropriaient celui de Thalès. Pêle-mêle, dans les vieux murs d'un établissement qui n'avait pas de nom, elles surfaient de l'Antiquité à l'affrontement de Tchang Kaï-chek avec Mao Zedong, en passant par la grande Révolution française. Elles s'emparaient du principe de Torricelli, de la relation de Chasles, de la loi d'Avogadro, de formules chimiques, elles stockaient les envolées du Cid de Corneille, en rêvant un peu à Gérard Philipe, ou souriaient à la formule précieuse de Molière, ponctuant  "Les précieuses ridicules" avec "les commodités de la conversation" que la jeune Magdelon, par une formule ampoulée, demande à son valet, ou à la dérision de Cinna, la tragédie de Corneille*.

 

Il ne fait aucun doute que parmi ces grands-mères contemporaines, certainement, beaucoup partageront un moment de souvenance en voyant cette image.

 

Comme chaque fois, il est demandé à celles et à ceux qui sont de leurs familles ou des intimes, en les reconnaissant, d'attendre quelques jours pour les désigner dans la fenêtre commentaire, de manière à laisser le cheminement de l'interrogation poursuivre les esprits.

 

Cinna, tragédie de Corneille (1641) - Acte V

 

 

 

« AUGUSTE
Prends un siège, Cinna, prends, et sur toute chose
Observe exactement la loi que je t'impose :
Prête, sans me troubler, l'oreille à mes discours ;
D'aucun mot, d'aucun cri, n'en interromps le cours ;
Tiens ta langue captive ; et si ce grand silence
À ton émotion fait quelque violence,
Tu pourras me répondre après tout à loisir :
Sur ce point seulement contente mon désir. »

 

 

 

Transformé en un célèbre quatrain qui, à l'époque, amusait beaucoup les élèves.

 

 

« Prends un siège, Cinna, assieds-toi par terre,
Et si tu veux parler, commence par te taire.
Ton nom est invaincu et non pas invincible
Et mon pied dans ton c** reste chose possible et n’est pas chose impossible ».

 



22/01/2020
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